Une statue pour la liberté au Musée d’Orsay
Une statue pour la liberté
Dix chapitres en VR sur la statue de la Liberté

Musée d’Orsay
L’ÉVÉNEMENT
« Une statue pour la liberté. Le rêve de Bartholdi, de Paris à New York » est une expérience immersive en réalité virtuelle présentée au musée d’Orsay du 15 septembre 2026 au 31 janvier 2027. En dix chapitres et sur près de 700 m², elle suit la statue de la Liberté, montée en entier à Paris, puis installée à New York grâce à des souscriptions des deux côtés de l’Atlantique.
Peints à la main en trois dimensions, les décors reconstituent, pour la première fois en réalité virtuelle, l’atelier parisien où la statue a été fabriquée.« Une statue pour la liberté » | Teaser © GEDEON Experiences
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LE FORMAT : TROIS TEMPS, DONT UN SOUS CASQUE
Avant, pendant et après le casqueLa visite dure 50 minutes, dont 35 en réalité virtuelle. Elle est proposée en français, en anglais, en espagnol et en chinois. Elle commence sans casque : une sélection de photographies, de gravures et d’archives y présente les acteurs du projet, ses dates clés et quelques anecdotes. Vient ensuite la partie en réalité virtuelle, qui se parcourt à pied et en groupe. Une fois le casque retiré, trois ensembles suivent la statue après son inauguration : ses copies à travers le monde, sa présence dans la culture populaire et l’emploi de son image en politique. Leurs exemples vont des dessins satiriques de la presse du XIXᵉ siècle aux créations d’aujourd’hui.
sous casque de réalité virtuelle, au cœur d’une visite de 50 minutes en trois temps
Concept art de l’expérience : présentation de la Statue de la Liberté achevée à Paris dans la cour des ateliers Gaget, Gauthier & Cie, lors de la cérémonie d’inauguration du 4 juillet 1884 © GEDEON Experiences - BackLight - musée d’Orsay - VIVE Arts
Dans le casque, les décors tournent délibérément le dos au photoréalisme. Plutôt que de les modéliser, les artistes les ont peints dans l’espace même de la réalité virtuelle, avec le logiciel Quill, comme sur une toile dotée de profondeur : lumière, volumes et matière y gardent la touche de la peinture. Les personnages, dessinés dans le même style, s’inspirent de photographies d’époque. L’expérience est produite par GEDEON Experiences, avec pour coproducteurs le studio BackLight, le musée d’Orsay et VIVE Arts. Stéphane Landowski en est l’auteur et la coréalise avec Jonathan Astruc. Claire Allante en signe la direction artistique.
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LE RÉCIT : DE 1865 À L’INAUGURATION DE 1886
Du salon Laboulaye à l’appel de PulitzerEn 1865, le récit fait naître dans le salon versaillais du juriste Édouard Laboulaye l’idée d’un monument offert par les Français aux Américains. Bartholdi lui-même, le sculpteur de la statue, faisait remonter son projet à un dîner chez Laboulaye, cette année-là. Dans le chapitre suivant, la couronne, la tablette, les chaînes brisées et le flambeau apparaissent peu à peu, au fil de ses croquis et de ses voyages en Égypte et aux États-Unis.
L’argent, souvent insuffisant, est l’autre fil du récit. En 1876, le bras qui tient le flambeau est exposé seul à l’Exposition universelle de Philadelphie. Sur place, la vente de souvenirs aide à financer la suite. En 1885, c’est le piédestal new-yorkais qui manque de fonds. Le patron de presse Joseph Pulitzer appelle alors ses lecteurs à donner, et plus de 120 000 donateurs répondent. Son journal publie le nom de chacun, quelle que soit la somme.
réunis en 1885 par le journal de Joseph Pulitzer pour achever le piédestal de la statue à New York
Scène de l’expérience : Gustave Eiffel et Auguste Bartholdi échangent autour de la conception de la structure métallique intérieure de la Statue de la Liberté © GEDEON Experiences – BackLight – musée d’Orsay – VIVE Arts
Focus sur la scène : l’armature d’Eiffel
À gauche, en redingote bleue, Gustave Eiffel accompagne son exposé d’un geste des deux mains ; face à lui, penché sur la table de travail, Auguste Bartholdi l’écoute. Entre eux se dressent la maquette d’une armature en treillis métallique et une statuette de la Liberté, sous de hautes verrières. La scène condense la solution de l’ingénieur, rompu aux ponts et aux viaducs : un pylône de quatre montants en fer, ancré dans le piédestal, porte une ossature secondaire ; de là, des barres de fer fixées au cuivre par des étriers soutiennent l’enveloppe sans la brider. L’ensemble encaisse ainsi le vent du port et les écarts de température.
L’ATELIER GAGET, GAUTHIER & CIE : UN CHANTIER PARISIEN RECONSTITUÉ
Rue de Chazelles, de 1881 à 1884De 1881 à 1884, des ouvriers martèlent à la main, rue de Chazelles, des feuilles de cuivre d’environ 2,5 millimètres d’épaisseur. Ils travaillent dans le 17ᵉ arrondissement pour l’entreprise chargée de fabriquer la statue, Gaget, Gauthier & Cie. La charpente métallique qui doit porter ce cuivre est d’abord confiée à l’architecte Viollet-le-Duc. Après sa mort en 1879, l’ingénieur Gustave Eiffel et son équipe la conçoivent, quelques années avant sa tour de 1889. Au printemps 1884, la statue presque terminée dépasse les toits du quartier. Le 4 juillet, elle est remise symboliquement au représentant des États-Unis à Paris, puis démontée et expédiée à New York dans plus de deux cents caisses.
L’atelier n’existe plus. Pour le reconstituer en trois dimensions, la société Aristeas a étudié les archives, les plans, les cadastres et les photographies de l’époque. Les deux commissaires de l’exposition que le musée consacre à Bartholdi ont suivi chaque étape du projet comme conseillers scientifiques. L’atelier reconstitué sert de décor à plusieurs séquences, du travail des ouvriers à la statue achevée en 1884. Dans le casque apparaissent les échafaudages, les plaques de cuivre et la charpente, qui s’élève avant d’être recouverte.
Haute de 46 mètres, et de 93 mètres avec son piédestal, la statue est alors la plus grande du monde.
Concept art de l’expérience : fabrication de la Statue de la Liberté dans les ateliers Gaget, Gauthier & Cie, à Paris © GEDEON Experiences - BackLight - musée d’Orsay - VIVE Arts
POURQUOI VOIR « UNE STATUE POUR LA LIBERTÉ » AU MUSÉE D’ORSAY ?
Ce récit en réalité virtuelle présente la statue de la Liberté à travers ceux qui l’ont rendue possible : un juriste, un sculpteur, un ingénieur, des ouvriers parisiens et plus de cent mille donateurs américains. L’exposition « Auguste Bartholdi. La Liberté éclairant le monde », présentée aux mêmes dates avec environ cent œuvres, est comprise dans le plein tarif de l’expérience. En 2024, le musée d’Orsay avait déjà coproduit avec GEDEON Experiences et Excurio une autre visite en réalité virtuelle, « Un soir avec les impressionnistes, Paris 1874 ».
Scène de l’expérience : dans les bureaux du New York World, Joseph Pulitzer se mobilise pour lancer la souscription publique destinée à financer le piédestal de la Statue de la Liberté. Ici en compagnie d’Édouard Laboulaye, Auguste Bartholdi et Gustave Eiffel © GEDEON Experiences – BackLight – musée d’Orsay – VIVE Arts
Point de vue critique : une réunion recomposée
La scène tient du portrait de groupe. Assis au centre, sous une grande baie cintrée, Joseph Pulitzer est entouré d’Édouard Laboulaye, d’Auguste Bartholdi, appuyé au coin de la table, et de Gustave Eiffel. Cette réunion relève du récit : Laboulaye meurt en 1883, près de deux ans avant l’appel lancé dans le New York World en mars 1885. L’image rassemble ainsi en un seul bureau les quatre personnages clés d’un projet étalé sur plus de vingt ans.
Le musée d’Orsay conseille l’expérience à partir de 13 ans, avec un âge minimum de 8 ans. Elle est déconseillée aux femmes enceintes, aux personnes cardiaques ou sujettes aux crises d’épilepsie et aux migraines, ainsi qu’aux personnes ayant des troubles de l’équilibre ou de la vision. Elle n’est pas accessible aux personnes en déambulateur et en fauteuils roulants motorisés, mais des fauteuils roulants manuels peuvent être mis à disposition, à utiliser en autonomie ou avec un accompagnateur. Elle accompagne aussi les 140 ans de l’inauguration new-yorkaise, célébrée le 28 octobre 1886.
Commissariat, conception et production
- Conseillers scientifiques
- François Blanchetière (conservateur en chef, musée d’Orsay)Juliette Chevée (directrice et conservatrice, musée Bartholdi, Colmar)
- Conception
- GEDEON Experiences
- Auteur
- Stéphane Landowski
- Reconstitution de l’atelier Gaget, Gauthier & Cie
- GEDEON Experiences et Aristeas
- Production
- GEDEON Experiences, en coproduction avec BackLight, le musée d’Orsay et VIVE Artsavec la participation du musée Bartholdi, Colmar
✨L’avis de Camille
Rédactrice culture
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QUESTIONS FRÉQUENTES
Quand a lieu « Une statue pour la liberté » au Musée d’Orsay ?
L’expérience est présentée du 15 septembre 2026 au 31 janvier 2027, du mardi au dimanche à partir de 9h30. Le musée ferme le lundi, ainsi que le 25 décembre.
Où réserver ses billets pour « Une statue pour la liberté » au Musée d’Orsay ?
Les billets se réservent en ligne sur Tiqets, au tarif adulte de 35 €, sans frais additionnels. Ce billet au Musée d’Orsay donne aussi accès aux collections permanentes et aux expositions. Mieux vaut réserver : sur place, la vente se fait dans la limite des places disponibles.
Combien de temps dure la visite de « Une statue pour la liberté » au Musée d’Orsay ?
Comptez 50 minutes, dont 35 sous casque. Une introduction sans casque précède la partie en réalité virtuelle, parcourue à pied et en groupe ; trois ensembles consacrés au destin de la statue après 1886 terminent la visite.
Comment se rendre au Musée d’Orsay pour « Une statue pour la liberté » ?
Le musée est desservi par le RER C (station « Musée d’Orsay »), la ligne 12 du métro (station « Solférino ») et les bus 63, 68, 69, 73, 83, 84, 87 et 94. Avec un billet horodaté, on entre par l’entrée 1, côté quai ; l’expérience occupe un espace d’exposition temporaire du niveau 0.
Le Musée d’Orsay est-il accessible aux personnes à mobilité réduite pour « Une statue pour la liberté » ?
En partie. Pour des raisons de sécurité et de déplacement, l’expérience reste fermée aux visiteurs en déambulateur ou en fauteuil roulant motorisé. Des fauteuils manuels peuvent être prêtés, à utiliser seul ou accompagné ; ascenseurs et rampes desservent les expositions temporaires du musée.
Y a-t-il des nocturnes pour « Une statue pour la liberté » au Musée d’Orsay ?
Oui, le jeudi jusqu’à 21h45. Ce soir-là, le dernier accès au musée est fixé à 21h.
INFORMATIONS PRATIQUES
Lieu
Horaires
- Mardi, mercredi, vendredi, samedi et dimanche : 9h30 - 18h
- Jeudi : 9h30 - 21h45
- Lundi : fermé (ainsi que le 25 décembre)
- Dernier accès au musée : 17h, 21h le jeudi
