Belmondo à La Cinémathèque française
Belmondo, le Magnifique
Une exposition et 35 films avec Belmondo à la Cinémathèque

La Cinémathèque française
L’EXPOSITION
En septembre 2021, la France a rendu à Jean-Paul Belmondo un hommage national aux Invalides. La Cinémathèque française lui consacre « Jean-Paul Belmondo, le magnifique », exposition présentée du 7 octobre 2026 au 31 janvier 2027 et accompagnée d’une rétrospective de 35 films.
Le Magnifique, de Philippe de Broca, ouvre la rétrospective le soir du 7 octobre, et un catalogue dirigé par la commissaire Clémentine Deroudille paraît début octobre chez Albin Michel.Jean-Paul Belmondo : ses répliques cultes © Le Monde
RÉSERVEZ VOTRE VISITE
JEAN-PAUL BELMONDO : le fils du sculpteur devenu star de cinéma
Du Conservatoire au succès internationalAvant d’être Bébel, Jean-Paul Belmondo a grandi dans une famille d’artistes. Né à Neuilly-sur-Seine le 9 avril 1933, il a pour père le sculpteur Paul Belmondo, et pour mère une artiste peintre. Élève dissipé, mordu de boxe et de football, il entre au Conservatoire d’art dramatique au début des années 1950 et décroche ses premiers petits rôles à la fin de la décennie. Puis vient À bout de souffle, de Jean-Luc Godard, en 1960 : le film le rend célèbre bien au-delà des frontières françaises.
films tournés en plus de soixante ans, selon le décompte de la Cinémathèque
Jean-Luc Godard, À bout de souffle, 1960, France
Suit une carrière longue de 90 films, selon le décompte de la Cinémathèque, et menée à un rythme que l’exposition résume ainsi : jusqu’à huit longs métrages en une seule année. Le comédien alterne cinéma d’auteur et films populaires, produit et distribue ses propres films à partir des années 1970, et revient régulièrement au théâtre, où il avait débuté. En 1989, le César du meilleur acteur lui est décerné pour Itinéraire d’un enfant gâté, de Claude Lelouch : il n’ira jamais chercher sa statuette, mais acceptera un César d’honneur en 2017. « Le grand privilège du comédien est d’être autorisé à conserver sa jeunesse », disait-il. Sa carrière couvre plus de soixante ans ; il meurt le 6 septembre 2021, à 88 ans.
Le grand privilège du comédien est d’être autorisé à conserver sa jeunesse
Recevez en avant-première l'actualité sur les nouvelles expositions
DANS LES SALLES : une rétrospective pendant toute l’exposition
Trente-cinq films à revoir en salleL’exposition ne vient pas seule. Du 7 octobre au 31 janvier, la Cinémathèque française programme trente-cinq films dans ses salles, et la rétrospective démarre le premier soir, à 20h, avec Le Magnifique, la comédie que Philippe de Broca tourne en 1973 et qui lui a valu un second surnom. Suivent des titres signés Claude Sautet, Jean-Pierre Melville, Henri Verneuil, François Truffaut, Alain Resnais ou Claude Lelouch. Le cycle mêle les débuts venus de la Nouvelle Vague – ces jeunes cinéastes qui tournaient dans la rue à la fin des années 1950 – et les succès populaires de la décennie suivante.
films programmés dans les salles pendant toute la durée de l’exposition
Plusieurs séances sont présentées en salle. Volker Schlöndorff vient parler du Doulos, de Jean-Pierre Melville, le 11 octobre ; la veille, deux documentaires de Jeff Domenech, Toujours pas… à bout de souffle et Belmondo l’influenceur, sont projetés en présence de leur auteur. D’autres projections s’accompagnent de dialogues avec des critiques et des historiens du cinéma, autour d’À bout de souffle ou de Pierrot le fou. Les séances se répartissent sur toute la durée de l’exposition, et le cycle ferme le 31 janvier, en même temps qu’elle.
Jean-Pierre Melville, Le Doulos, 1962, France-Italie
Focus sur l’œuvre
Adapté du roman de Pierre Lesou, le film est la deuxième collaboration de Jean-Pierre Melville avec Belmondo, un an après Léon Morin, prêtre, et celui qui ouvre sa grande série de films de gangsters, un genre qu’il avait laissé de côté depuis 1959. Dans l’argot des truands, un « doulos » désigne un chapeau et, par extension, l’indicateur qui le porte : le titre installe un doute que le récit entretient jusqu’à la dernière minute. Belmondo y joue Silien, dont on ne sait jamais s’il a donné Maurice Faugel, sorti de prison et déjà embarqué dans un casse qui tourne mal, ou s’il le couvre. Le noir et blanc de Nicolas Hayer amorce l’épure de mise en scène que Melville poussera jusqu’au Samouraï et au Cercle rouge. Volker Schlöndorff, qui présente la séance du 11 octobre, figurait parmi les assistants réalisateurs du tournage.
AUTOUR DE L’EXPOSITION : un livre, un disque et une commissaire de retour
Un catalogue, un double album, une commissaireLa commissaire, Clémentine Deroudille, connaît la maison : en 2022, elle signait à la même adresse « Romy Schneider », un ensemble d’environ 350 pièces déployé sur 600 m². Petite-fille du photographe Robert Doisneau, à qui elle a consacré un documentaire, cette journaliste passée par RFI et Télérama a aussi monté des expositions sur les chanteurs Barbara et Georges Brassens. Passionnée d’archives sonores, elle signe elle-même le parcours sonore de plusieurs de ses expositions. L’exposition, elle, est produite par la Cinémathèque française, qui a présenté « Marilyn Monroe : 100 ans ! » jusqu’au 26 juillet 2026.
Le catalogue de « Jean-Paul Belmondo, le magnifique », coédité par Albin Michel et la Cinémathèque française, compte 256 pages : son fils Paul y ouvre pour la première fois les archives de la famille, et les proches de l’acteur y livrent des témoignages inédits. La musique suit le même chemin : un double album, Jean-Paul Belmondo, musiques de films, réunit 28 titres signés Claude Bolling, Georges Delerue, Michel Legrand ou Francis Lai. Ces deux vinyles en édition limitée, publiés chez Universal Music France, rejoignent la collection « Écoutez le cinéma ! ». Stéphane Lerouge, qui a conçu ces disques, donne une conférence le 7 novembre.
Philippe de Broca, L’Homme de Rio, 1964, France-Italie
LES CASCADES : le corps de l’acteur au premier plan
Le casse-cou des années 1970Le commissaire Letellier traque dans Paris un tueur qui harcèle puis assassine des femmes, tout en poursuivant une vengeance personnelle qui l’occupe davantage. Henri Verneuil fait passer au polar français l’énergie du thriller américain, sur une partition d’Ennio Morricone – leur cinquième film ensemble. C’est là que Jean-Paul Belmondo endosse pour la première fois un rôle de policier.
Le film doit surtout sa réputation à des cascades que l’acteur exécute lui-même : la course sur les toits des Galeries Lafayette, puis la poursuite qui s’achève debout sur une rame de métro en marche. Cette façon d’engager son corps plutôt qu’une doublure marque l’un des points de bascule vers les films d’action des années Bébel.
La séance du samedi 14 novembre 2026, à 14h30, en salle Henri Langlois, est projetée en 35 mm et présentée par Bernard Payen.
Henri Verneuil, Peur sur la ville, 1975, France-Italie
POURQUOI VOIR « JEAN-PAUL BELMONDO, LE MAGNIFIQUE » À LA CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE ?
L’exposition et la rétrospective se visitent d’un même mouvement : un billet couplé associe « Jean-Paul Belmondo, le magnifique » à une séance au choix, et la sortie se prolonge sur grand écran. Le programme annonce aussi des rencontres et des présentations de séances avec Paul Belmondo, son fils, et Victor Belmondo, son petit-fils. Le lieu se prête aux longues visites, avec une exposition, un musée et des salles de projection dans le même bâtiment.
Philippe de Broca, Le Magnifique, 1973, France-Italie
Point de vue critique
François Merlin, romancier fauché, expédie au Mexique l’agent secret qu’il invente : Belmondo tient les deux rôles, le raté à sa machine à écrire et son double flamboyant. Chaque incident du quotidien parisien se répercute dans les aventures du héros. Quatrième film avec Philippe de Broca après Cartouche, L’Homme de Rio et Les Tribulations d’un Chinois en Chine, ce pastiche des films d’espionnage, sur une partition de Claude Bolling, est celui où l’acteur s’amuse le plus de son image d’invincible.
Le musée Méliès, ouvert à demeure, présente plus de 300 machines, maquettes, costumes et affiches ; il relève d’un billet distinct. Chaque mois, le deuxième jeudi, les expositions de la Cinémathèque deviennent gratuites de 18h à 21h pour les étudiants et les 18–25 ans, sur inscription. Le 15 novembre, la séance d’Un homme qui me plaît s’accompagne d’un dialogue avec Claude Lelouch et la commissaire, puis d’une signature du catalogue à la librairie.
Musée Méliès – Exposition permanente © La Cinémathèque française
Commissariat et production
- Commissariat
- Clémentine Deroudille
- Production
- La Cinémathèque française
✨L’avis de Camille
Rédactrice culture
Partagez votre visite sur Instagram
Immortalisez votre expérience et inspirez votre communauté en partageant vos plus belles photos
QUESTIONS FRÉQUENTES
Quand a lieu « Belmondo, le Magnifique » à la Cinémathèque française ?
L’exposition se tient du 7 octobre 2026 au 31 janvier 2027. Elle ouvre le lundi et du mercredi au vendredi de 12h à 19h, les samedis et dimanches de 11h à 20h, ainsi que pendant les vacances scolaires et les jours fériés de 11h à 20h. Fermeture le mardi. La dernière entrée a lieu 45 minutes avant la fermeture.
Où réserver ses billets pour « Belmondo, le Magnifique » à la Cinémathèque française ?
Le billet à la Cinémathèque française se réserve en ligne chez Tiqets, à partir de 14 € en plein tarif adulte, sans frais additionnels. La réservation d’un créneau horaire est obligatoire. Une formule combinée avec le musée Méliès est proposée à 16 €, et la visite guidée du samedi et du dimanche se réserve sur la billetterie de la Cinémathèque française.
Combien de temps dure la visite de « Belmondo, le Magnifique » à la Cinémathèque française ?
La visite guidée dure 1h30 et se tient les samedis et dimanches à 16h30 ; elle est conseillée à partir de 15 ans. Aucune durée moyenne n’est publiée pour la visite libre. La dernière entrée dans l’exposition a lieu 45 minutes avant la fermeture : il faut en tenir compte pour choisir son créneau.
Comment se rendre à la Cinémathèque française pour « Belmondo, le Magnifique » ?
L’adresse est le 51 rue de Bercy, 75012 Paris. En métro, les lignes 6 et 14 desservent la station Bercy. En bus, les lignes 24, 64, 71, 77, 87 et 215 passent à proximité.
La Cinémathèque française est-elle accessible aux personnes à mobilité réduite pour « Belmondo, le Magnifique » ?
Oui : tous les niveaux sont desservis par ascenseur et les espaces sont accessibles aux personnes à mobilité réduite. Des fauteuils roulants et des chaises-cannes sont prêtés gratuitement, sans réservation. Balises sonores, guides lignes au sol et plans tactiles équipent le bâtiment, les banques d’accueil disposent de boucles magnétiques et les salles de projection comptent des emplacements réservés.
Y a-t-il des nocturnes pour « Belmondo, le Magnifique » à la Cinémathèque française ?
Le deuxième jeudi de chaque mois, l’exposition ferme par anticipation à 18h, puis rouvre gratuitement de 18h à 21h pour les 18–25 ans et les étudiants, dans le cadre des Jeudis Jeunes. L’inscription est obligatoire.
INFORMATIONS PRATIQUES
Horaires
- Lundi : 12h - 19h
- Mardi : fermé
- Mercredi à vendredi : 12h - 19h
- Samedi et dimanche : 11h - 20h
- Vacances scolaires et jours fériés : 11h - 20h
- Dernière entrée 45 minutes avant la fermeture
Tarifs
Exposition + musée Mélièsdès 9 €
Tarif réduit : 18–25 ans, demandeurs d’emploi, carte famille nombreuse avec un enfant présent, employés de la Ville de Paris.
