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Video Games & Music à la Philharmonie de Paris

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Présentation
Musique

Video Games & Music

La musique de jeu vidéo se joue à la Philharmonie

Video Games & Music – Philharmonie de Paris

Philharmonie de Paris

L’EXPOSITION

« Video Games & Music » est une exposition présentée au Musée de la musique de la Philharmonie de Paris du 2 avril au 1er novembre 2026, conçue à la manière d’un jeu en monde ouvert et réunissant une vingtaine de jeux jouables, cinq univers immersifs et un demi-siècle d’histoire sonore.

Quelques notes pixelisées suffisent à rouvrir un tiroir de souvenirs : le saut de Super Mario, le thème de Zelda, les fanfares de Final Fantasy. C’est ce lien entre une musique et des heures de jeu qu’explore le parcours.

Exposition « Video Games & Music » | Teaser © Philharmonie de Paris

MANETTE EN MAIN

Une exposition qui se joue et se visite

L’exposition emprunte sa forme au jeu lui-même. Plutôt qu’un couloir chronologique, elle propose un territoire à explorer librement, où chacun trace son propre chemin. La scénographie, signée La Sagna & Racine, découpe le parcours en cinq « biomes », des décors projetés empruntés aux jeux : une orbite peuplée de légendes, des dunes infinies, une métropole nocturne, une canopée tropicale, un volcan électrique. Conçus avec l’artiste Mounir Ayache, ces grands paysages animés couvrent les murs et changent d’ambiance à chaque seuil ; l’artiste y a d’ailleurs glissé quantité de références au jeu vidéo. Et le parcours réserve, comme un jeu, ses passages et ses surprises cachés.

Ici, la musique ne se contemple pas derrière une vitre : elle se prend en main. Les jeux sont jouables au fil du parcours – des bornes d’arcade rapprochées pour retrouver le brouhaha des salles d’autrefois, des stations de danse de Just Dance (2009), les guitares en plastique de Guitar Hero (2005). Casque sur les oreilles, vous pouvez aussi isoler un morceau pour l’écouter au calme. Tout découle d’une idée que répètent les commissaires, la musicologue Fanny Rebillard et le journaliste Jean Zeid : cette musique a été pensée pour être jouée, pas seulement entendue.

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clichés en 35 mm réalisés par Ira Nowinski dans les arcades californiennes (1981–1982)

Ira Nowinski – Série Pier 39

Ira Nowinski, Série Pier 39, 1981–1982, photographie argentique, tirage noir et blanc, 35 mm © Ira Nowinski, courtesy of the Department of Special Collections, Stanford University Libraries 2026

DU BIP À L’ORCHESTRE

Quand la contrainte technique invente un langage

La toute première console de salon, en 1972, ne produit encore aucun son. La même année, pour Pong, l’ingénieur Allan Alcorn tire de simples circuits trois bruitages : non pas une musique, mais des signaux qui disent au joueur s’il marque ou s’il perd. Avec les salles d’arcade et les puces sonores, ces bips deviennent des mélodies, chaque puce imposant sa palette de timbres. Longtemps, écrire cette musique, c’est d’ailleurs écrire du code : les premiers compositeurs sont souvent des programmeurs, qui dessinent même à la main le tracé des sons. L’exposition rappelle que l’idée vient de loin : un orgue de Barbarie de la collection du Musée de la musique, construit vers 1820–1830, fonctionne déjà par tout ou rien. Chaque picot ouvre ou ferme une note, exactement comme le 0 et le 1 d’un programme.

Ignaz Bruder – Orgue de barbarie à cylindre et à automates

Attribué à Ignaz Bruder, Orgue de barbarie à cylindre et à automates, vers 1820–1830, bois, laiton repoussé, tuyaux en bois, cylindre à picots © Collection Musée de la musique

Focus sur l’œuvre

Attribué au facteur Ignaz Bruder et daté des années 1820–1830, cet orgue de Barbarie à cylindre et à automates provient des collections du Musée de la musique. Sa caisse mêle bois et laiton repoussé ; à l’intérieur, des tuyaux de bois et un cylindre tournant commandent à la fois la mélodie et de petites figurines animées. Objet de divertissement autant qu’instrument, il fait dialoguer dans le parcours l’art mécanique du XIXe siècle et les machines à jouer d’aujourd’hui.

De la contrainte naît un art. Au Japon, Kōji Kondō grave des mélodies aussitôt mémorisables pour Super Mario Bros. (1985) puis The Legend of Zelda (1986), tandis que Nobuo Uematsu donne à Final Fantasy (1987) une ampleur déjà orchestrale. Sur les consoles de salon, la rivalité entre fabricants fait même de la musique un argument de vente. Quand le jeu se glisse dans la poche, à la fin des années 1980, ces thèmes débordent de la cour d’école pour gagner les salons. Peu à peu, les bandes-son s’enregistrent avec de vrais orchestres et se donnent en concert – jusque dans la grande salle de la Philharmonie.

UN PATRIMOINE POP

Du jeu d’enfance à la grande salle

L’exposition assume une conviction : cette musique est devenue une culture populaire à part entière. Sur un écran géant, une dizaine de séquences en dressent le panorama d’aujourd’hui, du plus contemplatif au plus survolté, et montrent ses échos dans le rap comme dans la pop. Tout autour, des artistes nourris au jeu vidéo – les mosaïques en pixels d’Invader, les villes fourmillantes d’eBoy – voisinent avec des photographies de joueuses et de joueurs du monde entier, des salles d’arcade californiennes des années 1980 aux salons familiaux de Lagos. De quoi rappeler que, bien avant le jeu en ligne, on jouait souvent côte à côte.

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En accueillant cette musique, la Philharmonie de Paris affirme qu’elle appartient désormais au patrimoine : « Video Games & Music » se présente comme la première à retracer les liens entre musique et jeu vidéo, des premiers bips aux grands orchestres. Reste le plus simple, et le plus fort : ces mélodies parlent à la mémoire et franchissent les générations. Quelques mesures d’un vieux jeu suffisent à relier l’enfant qui découvre et le parent qui se souvient.

Invader – Pong

Invader, Pong, 2008, mosaïque de carreaux de céramique © Invader 2008

LE PIXEL COMME LANGAGE ARTISTIQUE

Du jeu vidéo à l’art numérique

Née des contraintes techniques des premières consoles, l’esthétique du pixel s’est émancipée pour devenir un langage artistique à part entière. Plusieurs créateurs présentés dans le parcours en témoignent, à commencer par le collectif berlinois eBoy, fondé en 1997.

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Ses « Pixoramas » assemblent, pixel par pixel et en perspective isométrique, de vastes panoramas urbains inspirés des graphismes 8 bits des années 1980. Loin de toute nostalgie, ils érigent la trame de points en écriture contemporaine, où la simplification devient style.

eBoy – Tokyo

eBoy, Tokyo, 2019, pixel art numérique, illustration isométrique © eBoy 2019

Focus sur l’œuvre

Fondé en 1997 par Kai Vermehr, Steffen Sauerteig et Svend Smital, le collectif eBoy compte parmi les pionniers du pixel art contemporain. Tokyo (2019) déploie les lieux emblématiques de la capitale japonaise – néons, architecture, foules – dans une composition foisonnante où chaque pixel, malgré la simplification, regorge de détails et de clins d’œil à la culture pop. Le pixel y devient un langage plastique, comme les trames d’imprimerie le furent pour le Pop Art.

POURQUOI VOIR "VIDEO GAMES & MUSIC. LA MUSIQUE DONT VOUS ÊTES LE HÉROS" À LA PHILHARMONIE DE PARIS ?

Retrouver, manette en main, les sons qui ont accompagné des heures de jeu : voilà la promesse de cette exposition, où le corps écoute autant que l’oreille – mains sur les commandes, pieds sur la piste de danse. Le parcours se visite librement, comme un jeu en monde ouvert, et s’adresse à tous, joueurs ou non, en famille comme entre adultes ; prévoyez du temps, tant les jeux à essayer, les biomes projetés et les surprises cachées y sont nombreux.

Víctor Alonso – The Last Game Centers Zarigani Osaka

Víctor Alonso, The Last Game Centers Zarigani Osaka, 2023, photographie numérique couleur © Víctor Alonso

Point de vue critique

Les séquences audiovisuelles sur écran géant couvrent un spectre qui va de la Sonate n° 14 de Beethoven reprise dans Resident Evil à la musique adaptative d’Assassin’s Creed Shadows. En parallèle, la photographie de Víctor Alonso documente les dernières salles d’arcade traditionnelles du Japon – un patrimoine en voie de disparition dont l’exposition fait résonner la mémoire.

Les passionnés prolongeront fin juin 2026 avec une série de concerts, de la « Nuit Chiptunes » – ces musiques nées des puces des vieilles consoles – aux symphonies de Final Fantasy. À savoir : certaines installations à effets lumineux peuvent gêner les personnes photosensibles ou épileptiques. Au fond, l’exposition rappelle une évidence longtemps négligée : ces musiques étaient faites pour être jouées.

Camille, Rédactrice culture

L’avis de Camille

Rédactrice culture

À la Philharmonie, la musique née des jeux vidéo s’attrape manette en main. Le parcours s’organise en monde ouvert : bornes d’arcade rapprochées, biomes projetés, stations où jouer, danser et chercher les surprises dissimulées. Du bip de Pong aux grands orchestres, la sélection relie un demi-siècle de sons à des souvenirs d’enfance. Le foisonnement invite à prendre son temps. Exposition à voir, en famille comme entre passionnés.

QUESTIONS FRÉQUENTES

Quand a lieu « Video Games & Music » à la Philharmonie de Paris ?

L’exposition se tient du 2 avril au 1er novembre 2026. Elle est ouverte du mardi au jeudi de 12h - 19h, le vendredi de 12h - 21h, et le samedi et dimanche de 10h - 19h. Pendant les vacances scolaires (zone C) : du mardi au dimanche de 10h - 20h (19h pendant les vacances d’été). Fermeture le 1er mai.

Où réserver ses billets pour « Video Games & Music » à la Philharmonie de Paris ?

Les billets sont disponibles sur Fnac. Le tarif normal est de 17 € (+ 0,99 € de frais de service), avec un tarif jeune 18–28 ans et adhérent Fnac à 13 €, un tarif enfant 12–17 ans à 11 € et un tarif enfant 6–11 ans à 8 €. La réservation d’un créneau horaire est fortement recommandée. Le billet donne également accès à la collection permanente du Musée de la musique le jour de la visite.

Combien de temps dure la visite de « Video Games & Music » à la Philharmonie de Paris ?

Comptez environ 1h30 à 2h pour profiter de l’ensemble du parcours, qui mêle stations de jeu interactives, installations audiovisuelles collectives et espaces d’exposition. La scénographie en libre circulation permet à chacun d’adapter la durée de sa visite.

Comment se rendre à la Philharmonie de Paris pour « Video Games & Music » ?

La Philharmonie de Paris se situe au 221 avenue Jean Jaurès, 75019 Paris. Métro : Porte de Pantin (ligne 5), direct depuis la gare du Nord (5 stations) et la gare de l’Est (6 stations). Tramway : T3b, station Porte de Pantin. Bus : lignes 75 et 151. Noctilien : N13, N41, N45, N140. Trois parkings Q-Park à proximité dont le parking Philharmonie (185 boulevard Sérurier, 564 places).

Y a-t-il des nocturnes pour « Video Games & Music » à la Philharmonie de Paris ?

Oui, l’exposition est ouverte en nocturne le vendredi jusqu’à 21h. Les autres jours, la fermeture a lieu à 19h (20h pendant les vacances scolaires, hors vacances d’été).

La Philharmonie de Paris est-elle accessible aux personnes à mobilité réduite pour « Video Games & Music » ?

Tous les espaces sont accessibles aux personnes à mobilité réduite. Les chiens-guides et chiens d’assistance sont les bienvenus. Gratuité pour la personne en situation de handicap et son accompagnateur. Des fauteuils roulants et sièges-cannes sont disponibles en prêt aux vestiaires. Certaines installations utilisant des effets lumineux peuvent affecter les personnes photosensibles.

INFORMATIONS PRATIQUES

Lieu
Philharmonie de Paris 221 avenue Jean Jaurès, 75019 Paris
Horaires
  • Mardi - jeudi : 12h - 19h
  • Vendredi : 12h - 21h
  • Samedi - dimanche : 10h - 19h
  • Vacances scolaires (zone C) : mardi - dimanche 10h - 20h (19h en été)
  • Fermeture le 1er mai
Tarifs
Fnac
Normal : 17 €
Jeune (18–28 ans) : 13 €
Adhérent Fnac : 13 € Adhérent
Enfant (12–17 ans) : 11 €
Enfant (6–11 ans) : 8 €
Informations
Accès à la collection permanente du Musée de la musique inclus le jour de la visite
Une vingtaine de jeux jouables et cinq univers immersifs accessibles avec le billet
Conditions
Réservation d’un créneau horaire fortement recommandée
Justificatif requis pour tarifs réduits
Effets lumineux pouvant affecter les personnes photosensibles
Bagages et sacs de voyage non admis (plan Vigipirate)
Accès
🚇 Métro
Ligne 5 : station Porte de Pantin (direct depuis gare du Nord et gare de l’Est)
🚊 Tramway
T3b : station Porte de Pantin
🚆 RER
Ligne E : station Pantin, puis bus 151
🚌 Bus
Ligne 75 : Panthéon – Porte de Pantin
Ligne 151 : Bondy-Jouhaux-Blum – Porte de Pantin
Noctilien : N13, N41, N45, N140
🅿️ Parking
Q-Park Philharmonie : 185 boulevard Sérurier, 564 places dont 15 PMR
Q-Park Cité de la musique – La Villette : avenue Jean Jaurès, 348 places
Q-Park Conservatoire : rue Adolphe Mille, 152 places
🚲 Vélib’
Stations : 210 avenue Jean Jaurès et 3 place de la Porte de Pantin

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