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Brion Gysin au Musée d’Art Moderne de Paris

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Présentation
Art moderne

Brion Gysin

Le dernier musée

Exposition Brion Gysin Le dernier musée - Musée d'Art Moderne de Paris

Musée d'Art Moderne de Paris

L'EXPOSITION

Du 10 avril au 12 juillet 2026, « Brion Gysin. Le dernier musée » au Musée d'Art Moderne de Paris déploie la première rétrospective consacrée à cet artiste dans un musée parisien. Plus de 140 œuvres – peintures, calligraphies, photomontages, films, poèmes sonores – composent un parcours bâti sur la collection Gysin du musée, la plus importante au monde, complétée de prêts exceptionnels.

À la croisée de la peinture et de l'écriture, le cheminement traverse un demi-siècle d'avant-gardes, du surréalisme au mouvement beat, de la calligraphie au cinéma expérimental.

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UN ARTISTE FAÇONNÉ PAR PARIS

De la galerie des Quatre Chemins au 135 rue Saint-Martin

Olivier Weil signe le commissariat de « Brion Gysin. Le dernier musée » avec la participation d'Hélène Leroy, conservatrice en chef du patrimoine, et de Juliette Theureau. La relation de Gysin avec Paris commence en 1934. Étudiant à la Sorbonne, le jeune Britannique né à Taplow en 1916 côtoie le Tout-Paris littéraire et fréquente les surréalistes. En 1935, à dix-neuf ans, il expose à la galerie des Quatre Chemins aux côtés d'Ernst, Picasso et Dalí – mais André Breton fait décrocher ses toiles le jour du vernissage.

Brion Gysin – Unit VII

Brion Gysin (1916–1986), Unit VII, 1961, peinture à l'acrylique © Galerie de France, Paris

L'affront marque Gysin à vie ; il se qualifiera longtemps d'« artiste décroché ». Installé à New York dès 1939, il sert dans l'armée américaine pendant la guerre et se forme à la calligraphie japonaise lors d'un cours militaire de dix-huit mois. En 1950, il part pour Tanger à l'invitation de l'écrivain Paul Bowles. Il y ouvre avec Mohamed Hamri un restaurant, Les Mille et une nuits, où se produisent les Maîtres musiciens de Jajouka.

L'affront marque Gysin à vie ; il se qualifiera longtemps d'« artiste décroché ».

En 1958, Gysin revient à Paris et s'installe au Beat Hotel, 9 rue Gît-le-Cœur, auprès de William S. Burroughs et Gregory Corso. Du milieu des années 1970 jusqu'à sa mort le 13 juillet 1986, il vit au 135 rue Saint-Martin, face au Centre Pompidou alors en construction. Peu avant de disparaître, il choisit la Ville de Paris pour légataire universel. Ce legs fonde la collection incomparable sur laquelle s'appuie l'exposition.

DU CUT-UP À LA DREAMACHINE

Deux inventions nées au Beat Hotel et dans un bus vers Marseille

Le parcours de « Brion Gysin. Le dernier musée » s'ouvre sur des œuvres liées au rêve, au surréalisme et aux effets des drogues sur la perception, avant de montrer l'empreinte laissée par les voyages de l'artiste à travers le monde. Puis viennent les deux inventions majeures.

140+

œuvres réunies dans cette première rétrospective parisienne

Le cut-up naît à l'automne 1959, dans la chambre de Gysin au Beat Hotel. En découpant au cutter des passe-partout pour ses dessins, il tranche par accident des exemplaires du New York Herald Tribune étalés en dessous en guise de protection ; les fragments réarrangés produisent un texte inattendu – un geste qui prolonge, sans le savoir encore, les expérimentations de Tristan Tzara. La technique est aussitôt partagée avec Burroughs, qui l'applique à ses propres romans. Gysin, lui, l'étend aux bandes magnétiques, aux photomontages et au cinéma. Le poème permuté I Am That I Am, dont certaines versions sont générées par ordinateur avec le mathématicien Ian Sommerville, en reste l'exemple le plus célèbre.

Brion Gysin – Dreamachine

Brion Gysin (1916–1986), Dreamachine, 1979, encre de couleur au pochoir sur papier © Paris Musées / Musée d'Art Moderne de Paris

Autre pièce centrale : la Dreamachine, conçue avec le même Sommerville au début des années 1960. L'idée germe en 1958, dans un bus filant vers Marseille : les yeux fermés face au soleil couchant, Gysin voit exploser derrière ses paupières un kaléidoscope de couleurs provoqué par le scintillement des arbres. Le cylindre rotatif, percé de fentes et muni d'une ampoule, reproduit cet effet à une fréquence de 8 à 13 pulsations par seconde – celle des ondes alpha du cerveau. L'utilisateur regarde la machine les yeux fermés, à travers ses paupières.

CALLIGRAPHIES, PERFORMANCES ET CONTREPOINTS

Signes japonais, gestes ensorcelants et dialogues entre artistes

L'exposition aborde ensuite le dessin, l'écriture et la calligraphie. Formé dix-huit mois à la langue et à la calligraphie japonaises pendant son service militaire, Gysin mêle dans ses œuvres sur papier formes cursives nippones et motifs d'inspiration arabe dans des compositions qui frôlent l'abstraction. Des feuilles couvertes de signes répétés, presque hypnotiques, témoignent de cette pratique quotidienne.

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Le parcours explore aussi les formes du jeu et de la performance, puis les incursions de Gysin dans les territoires de la magie. Peintre, poète, performeur, musicien : il exerçait sur ses contemporains un ascendant quasi ensorcelant. Des enregistrements de poésie sonore, des films expérimentaux et des photographies documentent ces pratiques. Ses photomontages tardifs appliquent la logique du cut-up non plus au texte mais à l'image.

Tout au long du parcours, des œuvres d'artistes proches ou inspirés viennent en contrepoint : William S. Burroughs, Françoise Janicot et Bernard Heidsieck, John Giorno, Keith Haring, Patti Smith, Ramuntcho Matta. Des dialogues visuels se nouent aussi avec Victor Hugo, Henri Michaux, René Laubiès et Mohamed Hamri. Un billet au Musée d'Art Moderne de Paris donne accès à ces confrontations qui éclairent la portée d'une influence restée longtemps souterraine.

POURQUOI ALLER VOIR L'EXPO "BRION GYSIN. LE DERNIER MUSÉE" ?

Plus de 140 œuvres couvrant un demi-siècle de création jalonnent ce parcours, des peintures de jeunesse aux photomontages du Centre Pompidou. Quarante ans après la mort de Gysin, cette rétrospective inédite s'appuie sur le fonds issu de son legs à la Ville de Paris – une collection dont aucun autre musée ne possède l'équivalent.

Brion Gysin – The Last Museum, le dernier musée

Brion Gysin (1916–1986), The Last Museum, le dernier musée, 1977, collage, tirage noir et blanc argentique, encre © Galerie de France, Paris

Point de vue critique

On attendait cette exposition. Gysin est de ces artistes dont le nom circule partout – musique, poésie, art numérique – sans que personne n'ait vu l'étendue de son travail réunie en un seul lieu. Le MAM Paris, dépositaire du fonds le plus complet au monde, était le seul musée capable de cette entreprise. Du cut-up à la Dreamachine en passant par les calligraphies et les performances : la promesse d'un parcours dense, inclassable et étrangement actuel.

Le titre de l'exposition renvoie à la série photographique de 1977 : depuis son appartement du 135 rue Saint-Martin, Gysin découpait et réassemblait les images du bâtiment de Piano et Rogers, appliquant le cut-up à l'architecture même. Un billet au Musée d'Art Moderne de Paris ouvre l'accès à cette rétrospective qui se referme sur ces photomontages – derniers découpages appliqués non plus au texte, mais au réel.

Camille, Rédactrice culture

L'avis de Camille

Rédactrice culture

Cinquante ans de création réunis en un seul parcours, et autant de facettes d'un artiste inclassable. Du cut-up aux permutations, de la peinture au rouleau à la Dreamachine, l'exposition traverse des territoires qu'on croyait irréconciliables. On ressort avec le sentiment d'avoir découvert un chaînon manquant entre surréalisme et culture punk. Une rétrospective rare, portée par un fonds d'une ampleur sans équivalent.

QUESTIONS FRÉQUENTES

Quand a lieu « Brion Gysin. Le dernier musée » au Musée d'Art Moderne de Paris ?

L'exposition se tient du 10 avril au 12 juillet 2026. Le musée est ouvert du mardi au dimanche, de 10h - 18h, avec une nocturne le jeudi jusqu'à 21h30.

Où réserver ses billets pour « Brion Gysin. Le dernier musée » au Musée d'Art Moderne de Paris ?

Les billets sont disponibles en ligne sur Tiqets au tarif de 17 € (adulte), sans frais additionnels. L'entrée est gratuite pour les moins de 18 ans, les personnes en situation de handicap et leur accompagnant, les fonctionnaires parisiens et les demandeurs d'emploi.

Combien de temps dure la visite de « Brion Gysin. Le dernier musée » au Musée d'Art Moderne de Paris ?

Comptez environ 1h30 à 2h pour parcourir les plus de 140 œuvres de cette rétrospective. L'exposition couvre peinture, poésie sonore, cinéma expérimental, photographie et performance.

Comment se rendre au Musée d'Art Moderne de Paris pour « Brion Gysin. Le dernier musée » ?

Le musée se situe au 11 avenue du Président Wilson, 75116 Paris. Métro : Iéna ou Alma-Marceau (ligne 9). RER C : Pont de l'Alma. Bus : lignes 32, 42, 63, 72, 80, 82 et 92. Stations Vélib' à proximité : 4 rue de Longchamp, 4 avenue Marceau, place de la Reine Astrid et 45 avenue Marceau.

Y a-t-il des nocturnes pour « Brion Gysin. Le dernier musée » au Musée d'Art Moderne de Paris ?

Oui, le musée propose une nocturne chaque jeudi jusqu'à 21h30. C'est l'occasion idéale de découvrir l'exposition en soirée, dans une ambiance plus calme.

INFORMATIONS PRATIQUES

Lieu
Musée d'Art Moderne de Paris 11 avenue du Président Wilson, 75116 Paris
Horaires
  • Mardi - dimanche : 10h - 18h
  • Nocturne le jeudi : 10h - 21h30
  • Fermé le lundi
Tarifs
Tiqets
Adulte (26–59 ans) : 17 €
Jeune (18–26 ans) : Tarif réduit sur place
Enfant (–18 ans) : Gratuit
Informations
Accès aux collections permanentes gratuit
Gratuité pour les visiteurs handicapés + 1 accompagnant, fonctionnaires parisiens, demandeurs d'emploi
Conditions
Tarif réduit 18–26 ans : billets uniquement sur place, sur présentation d'une pièce d'identité
Accès
🚇 Métro
Ligne 9 – station « Iéna »
Ligne 9 – station « Alma-Marceau »
🚆 RER
RER C – station « Pont de l'Alma »
🚌 Bus
Lignes 32, 63, 82 – arrêt « Iéna »
Lignes 42, 80, 92 – arrêt « Alma-Marceau »
Ligne 72 – arrêt « Musée d'Art Moderne – Palais de Tokyo »
🚲 Vélib'
4 rue de Longchamp
4 avenue Marceau
Place de la Reine Astrid
45 avenue Marceau

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