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CLING ! La bande dessinée parle cash à la Monnaie de Paris

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Présentation
Art contemporain

Cling ! La bande dessinée parle cash

Quand Picsou, Tintin et Gaston parlent gros sous

Exposition Cling ! La bande dessinée parle cash - Monnaie de Paris

Monnaie de Paris

L'EXPOSITION

Du 10 avril au 6 septembre 2026, la Monnaie de Paris accueille « CLING ! La bande dessinée parle cash ». Picsou plonge dans son coffre-fort, les Dalton braquent une banque, Tintin court après un trésor qui n'existe peut-être pas. À travers plus de 250 œuvres issues de collections publiques et privées, cette exposition déploie deux siècles de relations entre le neuvième art et l'argent dans les salons historiques de l'Hôtel de la Monnaie.

Le commissariat de Lucas Hureau et Damien MacDonald dessine un parcours en huit figures universelles – de l'aventurier au faussaire – qui révèlent comment le neuvième art a façonné notre imaginaire de la richesse. Huit commandes inédites confiées à des auteurs de premier plan – Blutch, Catherine Meurisse, Nicolas de Crécy, Coco – ancrent le propos dans le présent.

RÉSERVEZ VOTRE VISITE

HUIT ARCHÉTYPES POUR RACONTER DEUX SIÈCLES DE BANDE DESSINÉE

De l'aventurier au faussaire, huit figures universelles du rapport à l'argent

Le parcours s'organise autour de huit figures universelles qui incarnent notre rapport à l'argent dans la bande dessinée. Les Aventuriers partent à la chasse au trésor et se lancent dans les ruées vers l'or. Les Voleurs, tantôt comiques tantôt inquiétants, déclinent leurs braquages rocambolesques – des Dalton aux Rapetou. Les Joueurs se confrontent au hasard, à la triche et au destin.

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commandes inédites confiées à des auteurs contemporains

Les Épargnants accumulent, de la tirelire enfantine au coffre-fort blindé. Les Milliardaires fascinent et dérangent, de Picsou à Largo Winch. Les Marginaux, champions de la débrouille, défient le système. Les Faussaires manient l'illusion et la contrefaçon. Les Alchimistes, enfin, rappellent que la vraie richesse est celle de l'imaginaire.

André Franquin – Lagaffe mérite des baffes

André Franquin, Lagaffe mérite des baffes, 1979, couverture d'album imprimée en couleurs Édition Dupuis © Franquin © Dupuis, 2026

Ces huit archétypes dessinent une lecture transversale du neuvième art. Ils relient les premiers strips de presse américains aux mangas contemporains en passant par les classiques franco-belges et les comics. Chacun a fait l'objet d'une commande inédite confiée à un auteur ou une autrice de premier plan : Ugo Bienvenu, Blutch, Coco, Nicolas de Crécy, Florence Cestac, Anouk Ricard, Thomas Ott et Catherine Meurisse.

Les Alchimistes, enfin, rappellent que la vraie richesse est celle de l'imaginaire.

LES GRANDS HÉROS DE LA BD DANS LES SALONS HISTORIQUES

De Tintin à Picsou, une galerie de héros au cœur de l'Hôtel de la Monnaie

Le visiteur retrouve Tintin lancé à la poursuite d'un trésor, Astérix et Lucky Luke emportés dans leurs péripéties, Picsou nageant dans ses pièces d'or et Gaston Lagaffe en guerre contre les parcmètres. Batman, les Schtroumpfs, les Freak Brothers, Lupin III, Blueberry et Corto Maltese complètent cette galerie, aux côtés de figures majeures du manga et de la BD underground.

650 m²

dans les salons historiques de l'Hôtel de la Monnaie

Déployée sur 650 mètres carrés, l'exposition « CLING ! La bande dessinée parle cash » rassemble planches originales, éditions rares, objets et extraits de films en dialogue avec les créations contemporaines. La scénographie, signée Marine Brunet de l'agence Soplo, et le graphisme de Roman Gigou orchestrent ces rencontres dans un espace chargé d'histoire.

Winsor McCay – Pennies into Dollars

Winsor McCay, Pennies into Dollars, 1933, The Omaha Bee-News Photo © DR

Focus sur l'œuvre

Pennies into Dollars illustre avec puissance la complexité de la politique économique américaine au creux de la Grande Dépression. Le dessin montre une figure allégorique de l'Oncle Sam actionnant une imposante machinerie tandis que des pièces de monnaie volent dans toutes les directions. Des pancartes portent les inscriptions « Depression », « Sales Taxes », « Manufacturers », « Public Works » et « Agriculture », dessinant un paysage économique en crise. Publié dans The Omaha Bee-News le 26 mai 1933, ce dessin éditorial témoigne de la virtuosité graphique de McCay – célèbre pour son chef-d'œuvre Little Nemo in Slumberland – et de sa capacité à transformer un sujet aride en une allégorie visuelle immédiatement lisible.

Le commissariat est assuré par Lucas Hureau et Damien MacDonald. La Monnaie de Paris a confié la production déléguée à la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image d'Angoulême (CIBDI), qui conserve la plus grande collection d'originaux et d'imprimés de BD en Europe.

COMMANDES INÉDITES ET MIROIR DE NOS SOCIÉTÉS

De Blutch à Catherine Meurisse, l'argent au prisme de la création contemporaine

Les huit créations originales ne se contentent pas de rendre hommage aux classiques : elles renouvellent le regard de la bande dessinée sur l'argent. De Blutch à Catherine Meurisse, en passant par Nicolas de Crécy et Coco, chaque auteur confronte son trait aux maîtres du passé et actualise le discours du neuvième art sur la richesse. Ces œuvres dialoguent avec les planches historiques et offrent une résonance contemporaine aux archétypes du parcours.

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L'impertinence est au cœur de cette exploration. Le parcours navigue de la critique sociale aux discours éducatifs, de la presse quotidienne du début du XXe siècle aux romans graphiques les plus récents. Derrière l'humour et l'aventure, la bande dessinée a transformé l'avare, le spéculateur et le voleur en personnages familiers, souvent attachants.

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Huit auteurs contemporains – dont Blutch, Catherine Meurisse et Nicolas de Crécy – ont reçu carte blanche pour créer une œuvre inédite autour d'un archétype du rapport à l'argent.

Will Eisner – The Spirit Magazine n°38

Will Eisner, The Spirit, couverture originale, « The Spirit Magazine » n°38, 1982 © Musée de la bande dessinée, CIBDI, Angoulême

Will Eisner, considéré comme l'un des pères fondateurs du roman graphique, a révolutionné la narration graphique par ses mises en page audacieuses et son traitement cinématographique. Son personnage The Spirit, justicier masqué apparu en 1940, incarne la dimension internationale du rapport entre BD et argent. La couverture originale du numéro 38, conservée au Musée de la bande dessinée de la CIBDI à Angoulême, témoigne du lien entre le comics américain et le patrimoine français de la bande dessinée.

LA BD AU SERVICE DE L'ÉDUCATION FINANCIÈRE

Quand les Schtroumpfs expliquent le fonctionnement d'une banque aux enfants

La bande dessinée ne se contente pas de divertir : elle explique l'économie du quotidien aux plus jeunes, critique les excès du capitalisme, questionne la valeur du travail et du pouvoir. L'un des archétypes du parcours – l'Épargnant – incarne cette dimension éducative où le neuvième art se fait pédagogue.

Des ruées vers l'or à la finance mondiale contemporaine, du lingot à la fausse monnaie, « CLING ! La bande dessinée parle cash » à la Monnaie de Paris révèle cette oscillation permanente entre critique sociale et succès populaire. Les albums publicitaires commandés par des institutions bancaires constituent un chapitre méconnu de cette histoire.

Peyo – Le Trésor des Schtroumpfs

Peyo, Le Trésor des Schtroumpfs, 1962, bande dessinée imprimée © Peyo - 2026 - Licensed through I.M.P.S (Brussels) - www.smurfs.com

Focus sur l'œuvre

Le Trésor des Schtroumpfs est considéré comme le premier album publicitaire mettant en scène les Schtroumpfs. Conçu par Unipro et dessiné par Peyo, cet album broché de 16 pages a été édité pour la SOGENAL (Société Générale Alsacienne de Banque, filiale de la Société Générale). L'histoire inédite mêle les Schtroumpfs aux humains pour expliquer le fonctionnement d'une banque au jeune public. Cette œuvre incarne parfaitement la dimension éducative de la bande dessinée face aux questions d'argent.

POURQUOI ALLER VOIR L'EXPO "CLING ! LA BANDE DESSINÉE PARLE CASH" ?

« CLING ! La bande dessinée parle cash » à la Monnaie de Paris réunit en un même lieu les grands héros du neuvième art et huit créations contemporaines inédites. Le parcours traverse deux siècles de création graphique – des comics underground aux albums franco-belges, du manga au roman graphique – dans un écrin patrimonial : les salons historiques de l'Hôtel de la Monnaie.

François Schuiten et Benoît Peeters – Les Cités Obscures – L'archiviste

François Schuiten et Benoît Peeters, Les Cités Obscures – L'archiviste – La porte du temps, 1986 « Les Cités Obscures - Tome 2 - L'archiviste - La porte du temps » de François Schuiten et Benoît Peeters © Casterman

Point de vue critique

La Monnaie de Paris frappe un grand coup en invitant la bande dessinée dans ses salons historiques. Huit archétypes, de l'aventurier au faussaire, traversent deux siècles de planches où l'argent est tour à tour moteur d'aventure, objet de satire et miroir de nos obsessions. Les commandes inédites de Blutch, Catherine Meurisse ou Nicolas de Crécy ancrent le propos dans le présent. Une exposition qui prouve que le neuvième art n'a jamais cessé de parler cash.

Plus de 250 planches originales, éditions rares et objets composent une traversée à la fois ludique et érudite. L'exposition s'adresse à toutes les générations et démontre la capacité de la bande dessinée à décrypter la société tout en faisant rêver. Procurez-vous votre billet à la Monnaie de Paris pour découvrir comment Picsou, Tintin, Gaston et les autres ont transformé les questions d'argent en aventures graphiques mémorables.

Camille, Rédactrice culture

L'avis de Camille

Rédactrice culture

Pénétrer dans les salons dorés de l'Hôtel de la Monnaie pour y croiser Picsou, Gaston et Corto Maltese : le décalage est savoureux et fonctionne à merveille. Le parcours brasse les genres et les générations avec une fluidité remarquable, des strips de Winsor McCay aux créations de Catherine Meurisse. On rit devant les Dalton, on s'attarde devant les planches de Franquin, on se perd dans les architectures de Schuiten. Plus qu'un hommage au neuvième art, « CLING ! » dévoile combien la bande dessinée éclaire nos contradictions face à l'argent. À découvrir en famille, sans hésiter.

QUESTIONS FRÉQUENTES

Quand a lieu « CLING ! La bande dessinée parle cash » à la Monnaie de Paris ?

L'exposition se tient du 10 avril au 6 septembre 2026. Le musée est ouvert du mardi au dimanche de 11h - 18h, avec une nocturne tous les mercredis jusqu'à 21h.

Où réserver ses billets pour « CLING ! La bande dessinée parle cash » à la Monnaie de Paris ?

Les billets sont disponibles en ligne sur Tiqets, sans frais additionnels. Le tarif adulte est de 12 €. L'accès est gratuit pour les jeunes de moins de 26 ans, les demandeurs d'emploi, les personnes en situation de handicap et les enseignants munis d'une pièce d'identité.

Combien de temps dure la visite de « CLING ! La bande dessinée parle cash » à la Monnaie de Paris ?

Comptez environ 1h30 à 2h pour parcourir l'ensemble de l'exposition, déployée sur 650 m² et rassemblant plus de 250 œuvres – planches originales, éditions rares, objets et extraits de films.

Comment se rendre à la Monnaie de Paris pour « CLING ! La bande dessinée parle cash » ?

La Monnaie de Paris se situe au 11 quai de Conti, 75006 Paris. Métro : Pont Neuf (ligne 7) ou Odéon (lignes 4 et 10). Bus : lignes 24, 27, 58, 70. Le lieu est accessible aux personnes à mobilité réduite.

Y a-t-il des nocturnes pour « CLING ! La bande dessinée parle cash » à la Monnaie de Paris ?

Oui, la Monnaie de Paris propose une nocturne tous les mercredis jusqu'à 21h, offrant la possibilité de visiter l'exposition en soirée dans une ambiance plus calme.

Quelles sont les conditions de gratuité pour « CLING ! La bande dessinée parle cash » à la Monnaie de Paris ?

L'accès est gratuit pour les jeunes de moins de 26 ans, les demandeurs d'emploi, les personnes en situation de handicap et les enseignants, sur présentation d'une pièce d'identité. Des tarifs réduits sont proposés aux détenteurs du Pass Navigo.

INFORMATIONS PRATIQUES

Lieu
Monnaie de Paris 11 quai de Conti, 75006 Paris
Horaires
  • Du mardi au dimanche : 11h - 18h
  • Nocturne le mercredi : 11h - 21h
  • Fermé le lundi
Tarifs
Tiqets
Adulte (+26 ans) : 12 €
Jeune (–26 ans) : Gratuit
Demandeur d'emploi : Gratuit
Personne handicapée : Gratuit
Enseignant : Gratuit
Conditions
Gratuité sur présentation d'une pièce d'identité
Tarifs réduits pour les détenteurs du Pass Navigo
Accès
🚇 Métro
Ligne 7 – station « Pont Neuf »
Lignes 4, 10 – station « Odéon »
🚌 Bus
Lignes 24, 27, 58, 70 – arrêts à proximité

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