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Les métamorphoses de Guernica au Musée Picasso

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Présentation
Expérience immersive

Les métamorphoses de Guernica

Le voyage de Guernica en réalité virtuelle

Affiche Les métamorphoses de Guernica - Musée national Picasso-Paris

Musée national Picasso-Paris

L’EXPÉRIENCE

Guernica, la grande toile peinte par Picasso après le bombardement d’une ville basque en 1937, n’est pas à Paris : elle est conservée à Madrid, au musée Reina Sofía. Pour la faire revenir dans la ville où elle est née, le Musée national Picasso-Paris présente, du 8 avril au 6 septembre 2026, « Les métamorphoses de Guernica », expérience en réalité virtuelle de quinze minutes signée Nicolas Thépot.

Casque sur les yeux, vous remontez toute l’histoire du tableau, de l’atelier parisien où il fut peint jusqu’à son long exil à travers le monde, guidé par les voix de deux témoins de l’époque.

« Les métamorphoses de Guernica » | Teaser © Lucid Realities / VIVE Arts (HTC)

RÉSERVEZ VOTRE VISITE

Également au Musée national Picasso-Paris

L’exposition « Henry Taylor. Where thoughts provoke » est la première rétrospective française du peintre américain : une centaine d’œuvres – peintures, sculptures et installations – sur deux étages et treize salles, des portraits d’anonymes aux relectures des Demoiselles d’Avignon. Du 8 avril au 6 septembre 2026.

Billet distinct requis.

Exposition « Henry Taylor »

VOIR UNE ŒUVRE ABSENTE

La réalité virtuelle pour retrouver Guernica à Paris

Le paradoxe peut surprendre : le Musée national Picasso-Paris réunit l’une des plus riches collections publiques consacrées à l’artiste, mais pas Guernica. Peinte à Paris en 1937, la toile est installée de manière définitive à Madrid, au musée Reina Sofía. Le musée parisien conserve en revanche tout un ensemble lié à sa genèse – études préliminaires, archives, photographies –, que l’on peut retrouver dans ses collections permanentes. C’est cette absence, le tableau lui-même, que la réalité virtuelle vient combler, en reconstituant une œuvre qui mesure près de huit mètres de large sur trois mètres et demi de haut.

Nicolas Thépot - Séquence : Atelier des Grands-Augustins

Nicolas Thépot, Les métamorphoses de Guernica – Séquence : Atelier des Grands-Augustins, 2026 © Lucid Realities, Musée national Picasso-Paris, VIVE Arts 2026

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Disponible en quatre langues (français, anglais, espagnol, mandarin), à partir de dix ans, dans l’auditorium du musée (niveau -1).

« Les métamorphoses de Guernica » se vit assis, dans l’auditorium du musée, un casque de réalité virtuelle (VR) sur les yeux. Pendant un quart d’heure, quatre décors se reconstituent autour de vous à 360 degrés : l’atelier des Grands-Augustins où Picasso a travaillé, Gernika réduite en ruines, le Pavillon républicain espagnol de l’Exposition internationale de 1937 où la toile fut dévoilée, puis les salles où elle a ensuite voyagé. Vous ne vous tenez jamais vraiment dans ces lieux : vous restez assis dans le musée, et le dispositif les fait surgir tout autour.

LA NAISSANCE DU TABLEAU

Picasso, le bombardement de Gernika et les photos de Dora Maar

Au printemps 1937, la République espagnole, en pleine guerre civile, commande à Picasso une grande toile pour son pavillon à l’Exposition internationale de Paris. L’artiste hésite, et ses premières études tournent autour d’un motif classique, celui du peintre et de son modèle. Tout bascule le 26 avril : l’aviation allemande et italienne, alliée du général Franco, bombarde Gernika, petite ville basque, et fait des centaines de morts parmi les civils. Le 1ᵉʳ mai, Picasso trace une première esquisse ; une quarantaine d’autres suivront, et il ne lâchera plus ses crayons.

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C’est là qu’intervient Dora Maar – de son vrai nom Henriette Théodora Markovitch. Artiste et photographe proche des surréalistes, compagne de Picasso, c’est elle qui lui avait trouvé cet atelier de la rue des Grands-Augustins. Chargée de photographier le travail pour la revue Cahiers d’art, elle garde la trace de la composition qui se cherche, des couleurs d’abord essayées puis abandonnées au profit du seul noir et blanc, plus grave et mieux adapté à la presse de l’époque. Dans l’expérience, c’est sa voix, avec celle de l’écrivain et exilé espagnol Juan Larrea, qui porte le récit : deux regards d’époque plutôt qu’un commentaire de musée.

Nicolas Thépot - Séquence : La ville de Gernika

Nicolas Thépot, Les métamorphoses de Guernica – Séquence : la ville de Gernika, 2026 © Lucid Realities, Musée national Picasso-Paris, VIVE Arts 2026

Focus sur l’œuvre

Dans cette séquence, vous vous retrouvez parmi les ruines de Gernika, au matin du 26 avril 1937, un jour de marché. Tout autour, des unes de journaux s’affichent : c’est par la presse que le monde apprit la nouvelle du bombardement. Des quatre décors du film, celui-ci est le décor du drame : ni l’atelier où la toile prend forme, ni les salles de ses futurs voyages, mais l’événement qui a tout déclenché.

LE LONG VOYAGE

De l’exil de la toile à son retour en Espagne

Achevé début juin 1937, Guernica ne reste pas longtemps en place. Dès l’année suivante, la toile entame une tournée pour récolter des fonds en faveur des réfugiés espagnols : la Scandinavie, Londres, puis les États-Unis, où elle demeurera des décennies, en grande partie au Museum of Modern Art de New York. Picasso, qui déclarait en 1945 que la peinture est « une arme offensive et défensive contre l’ennemi », refuse qu’elle rentre en Espagne tant que la démocratie n’y est pas rétablie. Il meurt en 1973, deux ans avant Franco ; le tableau ne retrouve son pays qu’en 1981, avant de rejoindre définitivement le musée Reina Sofía en 1992. De manifeste contre la dictature franquiste, Guernica est devenu un symbole contre la guerre, repris bien au-delà de l’Espagne par des artistes comme par des citoyens.

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Nicolas Thépot - Séquence : Itinérance du tableau à Londres

Nicolas Thépot, Les métamorphoses de Guernica – Séquence : Itinérance du tableau à Londres, 2026 © Lucid Realities, Musée national Picasso-Paris, VIVE Arts 2026

L’expérience est réalisée par Nicolas Thépot, qui en signe la direction artistique avec Hugo Peillet, et coproduite par le Musée national Picasso-Paris, la société parisienne Lucid Realities et VIVE Arts, programme international qui réunit arts et technologies. Thépot connaît bien le genre : il avait déjà réalisé une expérience en réalité virtuelle pour le musée de l’Orangerie, autour des Nymphéas de Monet. Il ne s’agit pas ici d’un jeu, mais d’un film en réalité virtuelle : on le regarde, on ne le manipule pas, et le récit s’appuie sur les photographies que Dora Maar a réellement prises dans l’atelier.

POURQUOI VOIR "LES MÉTAMORPHOSES DE GUERNICA" AU MUSÉE NATIONAL PICASSO-PARIS ?

L’intérêt, c’est d’abord de comprendre comment une toile peinte en quelques semaines de 1937 a traversé la guerre puis un long exil avant de devenir un symbole de paix. En quinze minutes, vous voyez se reconstituer autour de vous l’atelier où Picasso travaillait, les ruines de Gernika, le pavillon de 1937 et les voyages de l’œuvre, racontés par deux témoins de l’époque et appuyés sur les photographies de Dora Maar.

Point de vue critique

Le parti pris tient surtout à la narration : plutôt qu’une voix de musée, l’expérience confie le récit à deux témoins de 1937, l’écrivain Juan Larrea et la photographe Dora Maar, et s’adosse aux clichés que cette dernière a réellement pris dans l’atelier. Là où beaucoup d’expériences immersives se contentent de reconstituer un décor, le projet ancre l’histoire du tableau dans des regards d’époque et dans des documents authentiques.

C’est aussi l’occasion de retrouver, dans les collections permanentes du Musée national Picasso-Paris, les études et archives liées à Guernica – le tableau, lui, restant à Madrid. Le format est court, accessible même sans rien connaître à la peinture, et conseillé à partir de dix ans.

Camille, Rédactrice culture

L’avis de Camille

Rédactrice culture

Le tableau n’est pas là. Présenter Guernica sans Guernica peut sembler être un contournement, puisque la toile reste à Madrid et que la VR ne montre aucune peinture. Mais le dispositif fait un choix utile : raconter la trajectoire matérielle de l’œuvre, de sa commande pour le Pavillon républicain de 1937 à son retour espagnol de 1981, plutôt que d’en réciter l’icône. Le récit s’adosse aux photographies de Dora Maar, qui documenta la genèse pour les Cahiers d’art : un appui d’archive plus qu’une reconstitution. Pour quinze minutes et sept euros, le rendez-vous reste court mais utile, en amont des collections permanentes qui conservent les études préparatoires.

QUESTIONS FRÉQUENTES

Quand a lieu « Les métamorphoses de Guernica » au Musée national Picasso-Paris ?

L’expérience se tient du 8 avril au 6 septembre 2026 au Musée national Picasso-Paris. Le musée est ouvert du mardi au dimanche, de 9h30 - 18h. Fermé le lundi, ainsi que les 1ᵉʳ janvier, 1ᵉʳ mai et 25 décembre.

Où réserver ses billets pour « Les métamorphoses de Guernica » au Musée national Picasso-Paris ?

L’expérience VR « Les métamorphoses de Guernica » se réserve en ligne via Tiqets, à 7 €, ajoutée en option après l’achat du billet d’entrée prioritaire au musée (16 € plein tarif, 12 € en tarif réduit). Gratuit pour les moins de 18 ans et les résidents de l’Union européenne de moins de 26 ans.

Combien de temps dure la visite de « Les métamorphoses de Guernica » au Musée national Picasso-Paris ?

L’expérience en réalité virtuelle dure 15 minutes. Elle est accessible à partir de 10 ans, dans l’auditorium du musée (niveau -1), disponible en français, anglais, espagnol et mandarin. Comptez 1h30 à 2h pour parcourir aussi les collections permanentes de l’hôtel Salé.

Comment se rendre au Musée national Picasso-Paris pour « Les métamorphoses de Guernica » ?

Le musée se situe au 5 rue de Thorigny, 75003 Paris. Métro : ligne 1 station « Saint-Paul », ligne 8 stations « Saint-Sébastien-Froissart » ou « Chemin Vert ». Bus : lignes 20, 29, 65, 69, 75 et 96. Vélib’ : station n° 3 008 au 95 rue Vieille du Temple ou station n° 3 002 au 26 rue Saint-Gilles.

Dans quelles langues est disponible « Les métamorphoses de Guernica » au Musée national Picasso-Paris ?

L’expérience est proposée en quatre langues : français, anglais, espagnol et mandarin. Le casque diffuse les voix de Dora Maar et de Juan Larrea, sur une musique originale de Rémi Boubal.

INFORMATIONS PRATIQUES

Lieu
Musée national Picasso-Paris 5 rue de Thorigny, 75003 Paris
Horaires
  • Mardi - dimanche : 9h30 - 18h
  • Fermé le lundi
  • Fermé les 1ᵉʳ janvier, 1ᵉʳ mai et 25 décembre
  • Expérience VR accessible aux horaires d’ouverture du musée
Tarifs
Tiqets
Expérience VR (en option) : 7 €
+ Billet d’entrée au musée requis : 16 €
Informations
L’expérience VR « Les métamorphoses de Guernica » (7 €) est ajoutée en option lors de la réservation Tiqets, après le billet d’entrée prioritaire au musée
Billet d’entrée musée : 16 € plein tarif, 12 € en tarif réduit, gratuit pour les moins de 18 ans et les résidents de l’UE de moins de 26 ans
Audioguide collection permanente : 5 € (français, anglais, allemand, espagnol, italien, chinois)
Gratuité étendue : demandeurs d’emploi, enseignants, journalistes (ICOM, ICOMOS, AICA, CIMAM, Sentinelle), personnes handicapées et leur accompagnateur
Conditions
Pièce d’identité requise pour les tarifs gratuits
Expérience VR à partir de 10 ans, dans l’auditorium du musée (niveau -1)
Réservation conseillée pour éviter les files d’attente
Accès
🚇 Métro
Ligne 1 – station « Saint-Paul »
Ligne 8 – station « Saint-Sébastien-Froissart »
Ligne 8 – station « Chemin Vert »
🚌 Bus
Lignes 20, 29, 65, 69, 75 et 96
🚲 Vélib’
Station n° 3 008 – 95 rue Vieille du Temple
Station n° 3 002 – 26 rue Saint-Gilles

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