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Henri Rousseau au Musée de l’Orangerie

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Présentation
Peinture

Henri Rousseau

L'ambition de la peinture

Musée de l'Orangerie

Exposition Henri Rousseau, l'ambition de la peinture - Musée de l'Orangerie

L'EXPOSITION

Le musée de l'Orangerie accueille « Henri Rousseau, l'ambition de la peinture » du 25 mars au 20 juillet 2026. Cette exposition monographique explore le parcours d'un artiste autodidacte devenu figure majeure de l'art moderne. Coproduite avec la Fondation Barnes de Philadelphie, elle rassemble une cinquantaine d'œuvres issues des deux plus importantes collections du peintre, enrichies de prêts majeurs d'institutions internationales. Une plongée inédite dans l'univers du Douanier Rousseau.

Henri Rousseau - Les Grands Maîtres de la Peinture © Culture Tube

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L'AMBITION ARTISTIQUE D'HENRI ROUSSEAU

Henri Rousseau (1844–1910) incarne une figure singulière dans l'histoire de l'art. Né à Laval, il s'installe à Paris et entre à l'octroi en 1871, administration chargée de percevoir les taxes sur les marchandises à l'entrée de la capitale. Ce poste modeste lui vaut, par approximation, le surnom affectueux de Douanier. Peintre autodidacte, il commence à exposer dès 1886 au Salon des Indépendants, avant de prendre sa retraite à quarante-neuf ans pour se consacrer entièrement à son art.

Henri Rousseau – La Bohémienne endormie

Henri Rousseau, La Bohémienne endormie, 1897, huile sur toile, 129,5 × 200,7 cm © Digital image, The Museum of Modern Art, New York/Scala, Florence

L'exposition « Henri Rousseau, l'ambition de la peinture » au musée de l'Orangerie met en lumière cette détermination hors du commun. Le parcours révèle un artiste qui ne se contente pas de peindre en dilettante. Rousseau diversifie les genres avec méthode : paysages urbains, portraits, compositions allégoriques, scènes de jungle. Il expose régulièrement, répond à des commandes publiques et cherche à se faire une place sur la scène artistique parisienne.

Son style, à la fois naïf et profondément sophistiqué, déroute les critiques de son époque. Les moqueries ne l'ébranlent pas. Il se proclame peintre réaliste et fréquente assidûment le Louvre pour affiner sa technique. Cette persévérance finit par conquérir les avant-gardes : Apollinaire le défend, Picasso organise un banquet en son honneur au Bateau-Lavoir en 1908. L'exposition invite à redécouvrir ces paradoxes fascinants. Un artiste souvent raillé de son vivant, mais dont l'ambition visionnaire a ouvert la voie à la modernité.

UNE COLLABORATION HISTORIQUE AVEC LA FONDATION BARNES

Cette exposition à l'Orangerie naît d'une collaboration historique avec la Fondation Barnes de Philadelphie. À la suite d'un récent changement de statut, cette institution prête ses œuvres pour la première fois. Le musée de l'Orangerie devient ainsi le premier au monde à coproduire une exposition issue de ses collections. Inaugurée à Philadelphie en octobre 2025, la manifestation arrive à Paris enrichie de prêts européens.

Neuf tableaux de Rousseau, issus de la collection Barnes, rejoignent les salles du musée. Cette réunion s'impose comme une évidence historique. Paul Guillaume, dont la collection constitue le cœur de l'Orangerie, fut l'intermédiaire d'Albert Barnes pour l'achat de ses dix-huit peintures de Rousseau. Guillaume possédait lui-même jusqu'à cinquante œuvres du Douanier, dont neuf appartiennent aujourd'hui aux collections permanentes du musée parisien.

Henri Rousseau – La Charmeuse de serpents

Henri Rousseau, La Charmeuse de serpents, 1907, huile sur toile, 167 × 189,5 cm © Musée d'Orsay, dist. GrandPalaisRmn / Patrice Schmidt

Focus sur l'œuvre

Commandée en 1907 par Berthe Delaunay, mère du peintre Robert Delaunay, cette toile fut inspirée par les récits de ses voyages en Inde. Rousseau y représente une silhouette féminine à la peau sombre, vue en contre-jour au clair de lune, jouant de la flûte pour charmer des serpents dans une jungle luxuriante et imaginaire. Le peintre, qui n'a jamais voyagé hors de France, a puisé ses sources visuelles dans les serres du Jardin des Plantes de Paris et des publications illustrées populaires. L'œuvre fut exposée au Ve Salon d'Automne en 1907, puis acquise par le couturier et collectionneur Jacques Doucet en 1922, sur les conseils d'André Breton. Par son sujet – une sorte d'Ève noire dans un Éden inquiétant – et par ses couleurs franches et denses, cette toile annonce le surréalisme et constitue l'une des représentations les plus puissantes de l'univers exotique de Rousseau.

LES JUNGLES ENCHANTÉES ET LES CHEFS-D'ŒUVRE DU DOUANIER

Au-delà de ses célèbres scènes de jungle, Rousseau s'est illustré très tôt dans de grandes compositions allégoriques. Dès 1894, un an après sa retraite de l'octroi, il présente au Salon des Indépendants La Guerre, une allégorie saisissante où une figure féminine armée d'une épée et d'une torche chevauche un cheval monstrueux au-dessus d'un champ de cadavres. Le jeune peintre Louis Roy salue alors dans Le Mercure de France cette « courageuse tentative dans le sens du symbole ».

Cette ambition de traiter les grands genres – allégorie, portrait de groupe, paysage composé – distingue Rousseau des peintres amateurs de son époque. La précision de ses feuillages, la richesse de ses verts profonds et l'équilibre rigoureux de ses compositions révèlent une maîtrise picturale affirmée. Les récentes analyses scientifiques menées par la Fondation Barnes et le Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France (C2RMF) éclairent sa pratique picturale sous un jour nouveau. Un dispositif numérique invite le visiteur à explorer la matérialité des œuvres et à comprendre le processus créatif de Rousseau.

Henri Rousseau – La Guerre

Henri Rousseau, La Guerre, vers 1894, huile sur toile, 114,5 × 195 cm © Musée d'Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt

L'exposition présente également des paysages de Paris et de sa banlieue, des portraits saisissants et des scènes allégoriques. Ces œuvres moins connues dévoilent un artiste plus complexe que la légende du Douanier ne le laisse supposer. Les sections thématiques replacent chaque toile dans le contexte du marché de l'art moderne, éclairant le réseau de collectionneurs et de marchands qui ont soutenu Rousseau de son vivant. Le parcours enrichit ainsi la compréhension d'une œuvre irréductible aux catégories habituelles de l'histoire de l'art.

POURQUOI ALLER VOIR L'EXPO "HENRI ROUSSEAU, L'AMBITION DE LA PEINTURE" ?

Cette exposition offre une occasion unique de contempler réunies les deux plus grandes collections de Rousseau au monde. La collaboration inédite avec la Fondation Barnes permet de voir à Paris des tableaux rarement déplacés, dans un dialogue éclairant avec les collections de l'Orangerie. La Charmeuse de serpents et La Bohémienne endormie figurent parmi les chefs-d'œuvre présentés.

Henri Rousseau – La Noce

Henri Rousseau, La Noce, 1905, huile sur toile, 163 × 114 cm © RMN-Grand Palais (Musée de l'Orangerie) / Hervé Lewandowski

Point de vue critique

Le musée de l'Orangerie frappe fort avec cette coproduction historique. Pour la première fois, la Fondation Barnes prête ses trésors et le résultat est saisissant. La cinquantaine d'œuvres réunies, de La Charmeuse de serpents à La Bohémienne endormie, dévoile un Rousseau bien plus stratège et ambitieux que le « naïf » de la légende. L'angle scientifique sur la matérialité des toiles apporte une dimension inédite. Un événement majeur de la saison parisienne.

L'approche scientifique apporte un regard neuf sur la technique du Douanier, révélant un artiste bien plus méthodique que sa réputation ne le suggère. La cinquantaine d'œuvres rassemblées compose un panorama complet de son génie singulier. Réservez votre billet au musée de l'Orangerie pour redécouvrir l'ambition visionnaire d'Henri Rousseau, de ses jungles oniriques à ses paysages parisiens intimes.

INFORMATIONS PRATIQUES

Lieu
Musée de l'Orangerie Jardin des Tuileries, place de la Concorde (côté Seine), 75001 Paris
Horaires
  • Lundi : 9h - 18h
  • Mardi : Fermé
  • Mercredi : 9h - 18h
  • Jeudi : 9h - 18h
  • Vendredi : 9h - 18h
  • Samedi : 9h - 18h
  • Dimanche : 9h - 18h
Tarifs
  • TIQETS :
  • Billet d'entrée : 13,50 €
  • Billet de soirée le vendredi : 11,50 €
  • CONDITIONS :
  • Gratuit pour les résidents de l'UE de moins de 26 ans (avec pièce d'identité)
  • Gratuit pour les moins de 18 ans (avec pièce d'identité)
  • Gratuit pour les enseignants des écoles primaires et secondaires publiques en France
  • Gratuit pour les personnes en situation de handicap
  • Gratuit le premier dimanche du mois sur réservation obligatoire

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