Le Palais Garnier : 150 ans d’un théâtre mythique
Le Palais Garnier
150 ans d'un théâtre mythique
Bibliothèque-musée de l'Opéra

L'EXPOSITION
À l'occasion des 150 ans de son inauguration, le Palais Garnier s'offre une célébration envoûtante à travers l'exposition « Le Palais Garnier : 150 ans d'un théâtre mythique ». Du 15 octobre 2025 au 15 février 2026, la Bibliothèque-musée de l'Opéra accueille cette immersion dans l'histoire d'un monument qui transcende les scènes pour devenir un symbole vivant. Riche d'une centaine de pièces rares, elle dévoile les strates d'un édifice où se croisent politique, art chorégraphique et imaginations débridées. Une invitation à redécouvrir un temple de la culture française.
Exposition « Le Palais Garnier : 150 ans d'un théâtre mythique » © YAKOA
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UN VOYAGE AU CŒUR DU SYMBOLE NATIONAL
Le parcours de l'exposition « Le Palais Garnier : 150 ans d'un théâtre mythique » à la Bibliothèque-musée de l'Opéra s'ouvre sur la dimension politique et architecturale qui a forgé ce palais comme un emblème de puissance. Conçu sous Napoléon III pour rivaliser avec les fastes de Versailles, le bâtiment émerge des dessins et projets de Charles Garnier. L'élévation de la façade principale et des pavillons latéraux, datée de 1861, capture l'ambition d'un opéra impérial destiné à une élite. Ces esquisses révèlent les débats houleux autour de sa construction, marquée par les photographies du chantier de Louis-Émile Durandelle en 1866–1867.
Charles Garnier, Nouvel Opéra. Élévation de la principale façade, 1860–1865, dessin © BnF, Bibliothèque-musée de l'Opéra
Au fil des salles, le visiteur suit l'évolution du Palais Garnier vers un pilier républicain. Des œuvres comme le portrait de Charles Garnier par Jean-Léon Gérôme, daté de 1877, soulignent la figure de l'architecte comme héros national. Le commissariat met en lumière les usages diplomatiques persistants : visites d'État, commandes emblématiques telles que le plafond de Marc Chagall inauguré en 1964, ou encore les bals des grandes écoles qui perpétuent une tradition mondaine. Des tableaux comme Le Bal de l'Opéra d'Henri Gervex évoquent l'effervescence sociale de ces soirées où le théâtre se fait miroir d'une société en mutation.
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LE TEMPLE CHORÉGRAPHIQUE EN MOUVEMENT
L'exposition « Le Palais Garnier : 150 ans d'un théâtre mythique » embrasse ensuite le rôle pivot du palais dans l'art de la danse. Ce qui fut à l'origine un espace dédié à l'opéra s'est transformé en creuset de mouvements innovants. Les commissaires articulent cette partie autour de l'architecture même du lieu, où la scène et les loges se prêtent à un spectacle total.
Le parcours gagne en intensité en retraçant l'affirmation chorégraphique : des maquettes de costumes signées par François Boucher, Eugène Delacroix ou Fernand Léger aux dessins de Léon Bakst et Alexandre Benois pour les Ballets russes, chaque œuvre pulse au rythme d'une révolution artistique. La visite immerge le visiteur dans l'évolution du répertoire, des spectacles lyriques initiaux aux montées en puissance de la danse dans les années 1970, puis à la transformation du Palais Garnier en temple de la danse après l'ouverture de l'Opéra Bastille en 1989.
Jules Eugène Lenepveu, Copie en réduction du plafond de l'Opéra Garnier, 1872, huile sur toile © BnF, Bibliothèque-musée de l'Opéra
Focus sur l'œuvre
Venu visiter le chantier du Palais Garnier le 24 décembre 1872, le président Adolphe Thiers découvre le monument, guidé par Charles Garnier. L'atelier de Lenepveu, encore installé sous la coupole, retient en particulier l'attention du chef de l'État. La vaste composition, nouvelle référence à l'esthétique de Versailles, fut esquissée dès juillet 1865 et devait recouvrir la voûte qui surplombe la salle. L'exécution du plafond, commencée en 1869, était en grande partie achevée l'année suivante.
LES BALLETS RUSSES ET L'AFFIRMATION DE LA DANSE
Au cours des années 1920, la danse s'affirme grâce aux saisons des Ballets russes et à l'action de Serge Lifar qui érige la danse en art à part entière. Des pastels d'Edgar Degas et des tableaux d'Auguste Renoir capturent l'élégance des danseuses, tandis que les portraits de Jacques-Émile Blanche fixent l'irruption des Ballets russes au Palais Garnier. Pour préparer votre visite de l'exposition « Le Palais Garnier : 150 ans d'un théâtre mythique », réservez votre billet à la Bibliothèque-musée de l'Opéra.
Le peintre Jacques-Émile Blanche se plaît à représenter les spectacles et les principales vedettes de la compagnie de Serge Diaghilev. Ses portraits, notamment celui de Tamara Karsavina dans L'Oiseau de feu et celui d'Ida Rubinstein dans Shéhérazade, traduisent à merveille la polychromie et la sensualité qui ont fait le succès de ces ballets lors de leur création au Palais Garnier.
Jacques-Émile Blanche (1861–1942), Tamara Karsavina dans le rôle de L'Oiseau de feu, ballet d'Igor Stravinski, 1910, huile sur toile © BnF, Bibliothèque-musée de l'Opéra
POURQUOI ALLER VOIR L'EXPO « LE PALAIS GARNIER : 150 ANS D'UN THÉÂTRE MYTHIQUE » ?
La troisième veine de l'exposition plonge dans les abysses de la légende, où faits divers et fictions tissent un voile d'énigmes autour du monument. Dès l'entrée de cette partie, le manuscrit original du Fantôme de l'Opéra de Gaston Leroux, daté de 1910, trône comme un artefact spectral. Ces éléments cristallisent comment le palais, avec son architecture baroque et ses souterrains labyrinthiques, a inspiré des récits hantés, amplifiés par des incidents réels comme l'effondrement du lustre ou la chute tragique d'une danseuse en traversant la verrière.
Affiche pour Le Fantôme de l'Opéra, film de Rupert Julian d'après Gaston Leroux, 1925 © BnF, département des Arts du spectacle
À la tête d'Universal, le producteur Carl Laemmle décida d'adapter au cinéma le roman de Gaston Leroux et d'en confier la réalisation à Rupert Julian. Un ensemble de décors fut construit à Hollywood afin de reconstituer en grandeur nature certaines parties du Palais Garnier, ainsi que les dédales souterrains imaginés par le romancier. Ces décors furent réemployés dans de nombreux films jusqu'en 2014.
Cette exposition captive par sa capacité à condenser un siècle et demi de splendeur en un récit fluide, où l'histoire politique se fond dans la grâce chorégraphique et l'étrange des légendes. Elle offre un regard neuf sur un palais qui, au-delà de ses dorures, incarne l'âme vibrante de Paris : un lieu où les échos de Wagner dialoguent avec les pas de danse des Ballets russes, et où les ombres du Fantôme persistent dans les recoins feutrés. Pour les passionnés d'histoire, elle déploie des trésors documentaires inédits ; pour les amateurs de spectacle, elle ravive la magie des scènes mythiques.
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INFORMATIONS PRATIQUES
Lieu
Horaires
- Tous les jours : 10h - 17h
- Sauf fermetures exceptionnelles
Tarifs
- TIQETS :
- Adulte (+26 ans) : 15 €
- INFORMATIONS :
- Gratuit : –12 ans, visiteurs handicapés et chômeurs (sur présentation d'une pièce d'identité)
- Billets à tarif réduit disponibles sur place : 12–25 ans (sur présentation d'un justificatif)
- CONDITIONS :
- L'exposition est accessible avec un billet pour la visite autonome du Palais Garnier
- L'exposition n'est pas accessible aux personnes à mobilité réduite
