Joyaux dynastiques à l’Hôtel de la Marine
Joyaux dynastiques
Pouvoir, prestige et passion, 1700-1950
Hôtel de la Marine

L'EXPOSITION
Du 10 décembre 2025 au 6 avril 2026, l'exposition « Joyaux dynastiques » illumine les salons d'apparat de l'Hôtel de la Marine à Paris. Ce parcours fascinant révèle le bijou non seulement comme emblème de puissance et de lignage, mais aussi comme confident des élans du cœur. À travers des pierres légendaires et des parures somptueuses, il retrace trois siècles de fastes européens, des impératrices aux reines, invitant le visiteur à décrypter le langage secret des gemmes royales.
Hôtel de la Marine | Teaser © Centre des monuments nationaux
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PIERRES PRÉCIEUSES : LES GARDIENNES DU POUVOIR ABSOLU
Dès l'entrée dans l'exposition « Joyaux dynastiques » à l'Hôtel de la Marine, les pierres précieuses captivent l'attention par leur éclat intemporel. Ces gemmes, symboles ultimes de richesse et d'autorité, dominent la première salle, où diamants, émeraudes et saphirs se déploient en un hommage à la grandeur des trônes. L'Étoile de Golconde, un diamant de 57,31 carats aux reflets mystiques, trône parmi les pièces maîtresses, évoquant les trésors indiens convoités par les cours européennes. À ses côtés, la Briolette des Indes, un joyau de 90,36 carats jadis ornant le turban d'un maharaja, raconte les échanges opulents entre Orient et Occident.
Prince Albert (dessin) / Joseph Kitching (réalisation), Couronnette de la reine Victoria, 1840-1842, saphirs, diamants, or et argent © Victoria and Albert Museum, London
Les émeraudes gravées en Inde, datant d'environ 1650 et de 1650-1750, attirent le regard par leur finesse artisanale. Ces pierres, prisées des empereurs moghols et importées de Colombie, portent les marques d'un artisanat raffiné qui fusionne technique et spiritualité. Un saphir bicolore de 19,67 carats, issu des inventaires des joyaux de la Couronne, complète cet ensemble, tandis que des améthystes de l'Oural et des topazes roses, dites « rubis du Brésil », proviennent des parures démantelées de l'impératrice Marie-Louise.
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DIADÈMES EN MAJESTÉ : COURONNES D'UNE GLOIRE FÉMININE
La deuxième salle de « Joyaux dynastiques » élève le regard vers les diadèmes, ces couronnes laïques qui ont redéfini l'élégance royale à partir de l'époque napoléonienne. Onze pièces de la fin du XIXe et du XXe siècle s'alignent en un cortège majestueux, traçant l'évolution du goût féminin des parures, de la Belle Époque à l'Art déco.
Sept éléments en diamants d'une parure offerte par le prince régent, futur George IV, à Mrs Fitzherbert, complètent cette galerie, reliant l'Angleterre du XVIIIe siècle aux fastes continentaux. Le visiteur progresse au rythme d'une procession, guidé par des socles surélevés qui isolent chaque pièce comme un trône solitaire.
Jean-Baptiste Fossin, Diadème Leuchtenberg, vers 1830-1840, diamants, émeraudes, or et argent, 9 × 14 cm Nils Herrmann © Collections Chaumet
Focus sur l'œuvre
Dans une veine naturaliste, le diadème Leuchtenberg se distingue par ses entrelacs d'or et d'argent sertis de diamants et d'émeraudes. Attribué à Jean-Baptiste Fossin vers 1830-1840, il provient de la collection de joyaux du sixième duc de Leuchtenberg, arrière-petit-fils de l'impératrice Joséphine. Cette pièce exceptionnelle témoigne du raffinement de la joaillerie parisienne du début du XIXe siècle et de la transmission des trésors à travers les lignées impériales.
ÉTINCELANTES LIGNÉES ET PASSIONS DU XXe SIÈCLE
La troisième salle fusionne héritages familiaux et élans intimes dans un tableau vivant des lignées royales, avant de basculer vers les mutations du XXe siècle. Des joyaux commandés par des figures historiques des monarchies françaises, russes et britanniques y dialoguent, révélant des transmissions secrètes au fil des générations. Une broche en saphir et une paire de boucles d'oreilles en perles et diamants de l'impératrice Joséphine côtoient une broche en forme de fleur et des ornements de robe en diamants de Catherine II.
La quatrième salle propulse le récit vers le XXe siècle, où le bijou signe un pouvoir en mutation, dispersé vers les industriels, les héritières américaines et les icônes de mode. Un pendentif Rockefeller en perles et diamants vers 1900 précède le diadème Soleil de Cartier de 1907, serti d'un diamant jonquille de 32,58 carats. Une paire de bracelets en platine et diamants de Doris Duke, vers 1930 dans un style Art déco, mène à un collier hindou de 1936 avec saphirs, émeraudes, rubis et diamants.
Cartier Paris, Broche-pince Panthère, 1949, saphirs (dont un cabochon de 152,35 carats), diamants jaunes, platine et or blanc Nils Herrmann, Cartier Collection © Cartier
POURQUOI ALLER VOIR L'EXPO « JOYAUX DYNASTIQUES » ?
Cette exposition captive par sa capacité à faire revivre trois siècles de splendeurs royales à travers des objets d'une rare intimité. Les joyaux, loin d'être de froides reliques, deviennent des narrateurs vivants de passions et de stratégies, reliant Catherine II à la duchesse de Windsor dans un continuum éblouissant.
Marie-Étienne Nitot (probablement), Collier et boucles d'oreilles de Stéphanie de Beauharnais, grande duchesse de Bade, v. 1806, émeraudes, diamants, or, argent Victoria and Albert Museum, M.3, A à B-1979 © Victoria and Albert Museum, London
Point de vue critique
Le cadre somptueux de l'Hôtel de la Marine amplifie cette magie, plaçant le visiteur au cœur d'un palais où l'histoire palpite encore. La scénographie relie les époques par des juxtapositions habiles, intégrant les échos des salons XVIIIe aménagés pour les collections royales françaises. Les couleurs chaudes et les éclairages directionnels guident le flux, transformant le parcours en un fil narratif où passion et prestige s'entrelacent.
Réservez un billet à l'Hôtel de la Marine pour une immersion qui éveille les sens et nourrit l'imagination, une occasion unique de toucher du doigt l'essence des trônes disparus. Laissez-vous envoûter par ces gemmes qui ont vu naître des empires et des amours éternelles, et repartez avec l'éclat d'un secret royal gravé en mémoire.
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INFORMATIONS PRATIQUES
Lieu
Horaires
- Tous les jours : 10h30 - 19h
- Nocturne le vendredi : jusqu'à 21h30
- Dernier accès : 45 minutes avant fermeture
- Fermé : 1er janvier, 1er mai, 25 décembre
Tarifs
- TIQETS :
- Billet d'entrée : 13 €
- Gratuit : –18 ans (en famille, hors groupes scolaires), citoyens de l'UE de 18 à 25 ans, visiteurs handicapés et leur accompagnateur, demandeurs d'emploi (sur présentation d'un justificatif)
- INFORMATIONS :
- Ce billet donne également accès à la salle de réception et à la loggia
