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Premières Nations au Musée du quai Branly

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Présentation
Sculpture

Premières Nations

Masques, mâts héraldiques et artistes d’aujourd’hui

Premières Nations – Musée du quai Branly – Jacques Chirac

Musée du quai Branly

Musée du quai Branly – Jacques Chirac

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L’EXPOSITION

« Premières Nations. Arts et cultures du Nord-Ouest de l’Amérique » est une exposition temporaire présentée dans la Galerie Jardin du musée du quai Branly – Jacques Chirac, à Paris, du 29 septembre 2026 au 17 janvier 2027. Réparti en six sections, le parcours aborde notamment le potlatch, cérémonie de dons qui renforce les liens entre clans et que le Canada a interdite de 1885 à 1951 pour assimiler les peuples autochtones.

Des mâts héraldiques, ces poteaux sculptés souvent appelés totems, y sont présentés avec des statues, des masques et des œuvres d’artistes contemporains.

Sculpture d’un mât de l’artiste 7IDANsuu James Hart © 2026, musée du quai Branly – Jacques Chirac

RÉSERVEZ VOTRE VISITE

Mâts et masques : les figures d’un art de clans

Un mât haïda en ouverture, puis les masques

À l’entrée de l’exposition se trouve une œuvre d’aujourd’hui : un mât de 6,20 mètres signé James Hart, artiste et chef haïda. Il porte trois sentinelles et une ourse qui tire la langue, taillées dans un cèdre et rehaussées de pigments. Le Cercle des Amis du musée l’a offert à l’établissement, ouvert en 2006, pour ses vingt ans. À partir de février 2027, le mât sera installé de façon définitive dans le hall du musée du quai Branly.

Culture Tsimshian – Masque frontal

Culture Tsimshian, Masque frontal © musée du quai Branly – Jacques Chirac, photo Claude Germain

La première section est consacrée aux masques. L’exposition les présente comme un second visage : celui qui le porte s’efface pour laisser parler un récit, une croyance ou l’histoire de son groupe. Parmi les êtres mythiques qu’ils incarnent, Corbeau passe pour le créateur et l’ancêtre des clans. Les clans affichent ainsi leurs emblèmes hérités, sculptés sur les mâts, peints sur les canots ou sur les murs des maisons. Le parcours décrit des figures soumises à des règles de style précises, communes à de nombreux peuples. En 1975, Claude Lévi-Strauss a consacré un livre aux masques de cette région, La Voie des masques.

L’exposition les présente comme un second visage : celui qui le porte s’efface pour laisser parler un récit, une croyance ou l’histoire de son groupe.

Clans et colonisation : des sociétés bouleversées

Du saumon à la traite des fourrures

Entre l’océan Pacifique et des forêts de cèdres géants, une côte d’environ 1 800 kilomètres nourrit, au XVIIIe siècle, plus d’une vingtaine de nations aux langues différentes. L’exposition y décrit des sociétés sédentaires qui vivent sans agriculture ni écriture, grâce à l’abondance du saumon et des mammifères marins. Elle fait remonter ce mode de vie à plus de mille ans. Organisées en clans, ces sociétés transmettent le plus souvent l’appartenance par la mère et reconnaissent l’autorité de chefs. Dans la section « Monde spirituel », l’été apparaît comme la grande saison de la cueillette et de la pêche intensive du hareng et du saumon, l’hiver comme le temps des cérémonies chez certains peuples. L’exposition mentionne aussi le fer apporté à certains groupes par quelques jonques japonaises échouées.

1885–1951

Période d’interdiction du potlatch au Canada

Les Européens, eux, arrivent par la mer, du Russe Bering en 1741 au Français La Pérouse en 1786. Russes, Espagnols et Anglais y pratiquent la traite des fourrures et prennent part, selon l’exposition, au « premier grand processus de mondialisation », qui relie l’Europe, l’Amérique et la Chine. Au XIXe siècle, la colonisation britannique puis la création du Canada, en 1867, bouleversent ces sociétés. La Loi sur les Indiens de 1876 organise leur assimilation. L’interdiction du potlatch s’accompagne de saisies de biens et d’objets de pouvoir, même si des communautés le maintiennent en secret. Une section montre les efforts de ces nations pour garder leur identité malgré les lois, la perte de leurs terres et les épidémies venues d’Europe.

Culture Tlingit – Coiffe frontale dite « chapeau de clan »

Culture Tlingit, Coiffe frontale dite « chapeau de clan », vers 1860–1870, bois, haliotide, cuir, tendons, graphite, oxyde de cuivre, vermillon © musée du quai Branly – Jacques Chirac, photo Patrick Gries

Focus sur l’œuvre

Originaire d’Alaska et datée vers 1860–1870, cette coiffe tlingit porte deux animaux-blasons d’un clan : un ours et, au sommet, un plongeon à gorge rouge. Sur l’image, l’ours ouvre de grands yeux au-dessus d’une rangée de dents en haliotide, nacre d’un coquillage qui symbolise la richesse et le pouvoir. Le bois est peint de rouge, de noir et d’un bleu-vert tiré de l’oxyde de cuivre. Pour les Tlingit, qui occupent la côte sud-est de l’Alaska et les îles qui lui font face, ces coiffures de clan comptent parmi les biens symboliques les plus importants.

Artistes d’hier et d’aujourd’hui : un héritage transmis et réinventé

De Charles Edenshaw aux artistes contemporains

Robert Davidson avait 22 ans quand il a dressé à Masset, sur l’archipel de Haida Gwaii, le premier mât élevé dans ce village depuis le XIXe siècle. C’était en 1969. Il est l’arrière-petit-fils du sculpteur haïda Charles Edenshaw. Tous deux figurent dans la dernière section, qui célèbre les artistes de la côte, d’hier et d’aujourd’hui.

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Parmi les artistes contemporains, certains restent fidèles à la tradition, d’autres s’en écartent pour explorer des formes modernes. La section évoque aussi ce que ces arts ont apporté à des penseurs et à des artistes européens. Des objets qui ont appartenu à André Breton, Claude Lévi-Strauss et Max Ernst en témoignent. Réfugiés à New York pendant la Seconde Guerre mondiale, tous trois fréquentaient un antiquaire de Manhattan qui vendait des sculptures de cette côte.

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Vers 1942, à New York, le photographe Herman Landshoff a saisi Max Ernst adossé à ce pilier de maison kwakwaka’wakw, chez Peggy Guggenheim. La pièce est aujourd’hui conservée au Musée du quai Branly – Jacques Chirac.

Culture Kwakwaka’wakw – Pilier de maison gwasila

Culture Kwakwaka’wakw, Pilier de maison gwasila © musée du quai Branly – Jacques Chirac, photo Hughes Dubois

POURQUOI VOIR « PREMIÈRES NATIONS » AU MUSÉE DU QUAI BRANLY – JACQUES CHIRAC ?

Le parcours replace masques et mâts dans l’histoire des peuples qui les sculptent : leurs clans, leurs croyances et les lois qui ont interdit leurs cérémonies. Steve Bourget assure le commissariat de « Premières Nations » avec Nika Collison, directrice du Haida Gwaii Museum au Canada, comme commissaire associée. L’exposition permanente du musée du quai Branly, qui réunit environ 3 500 œuvres, consacre aussi une zone aux Amériques, de l’époque préhispanique à nos jours.

Michael Nicoll Yahgulanaas – Daalkaatlii Diaries : Harbouring

Michael Nicoll Yahgulanaas, Daalkaatlii Diaries : Harbouring, acrylique sur toile © musée du quai Branly – Jacques Chirac, photo Pauline Guyon

Point de vue critique

Harbouring appartient aux Daalkaatlii Diaries, vingt-six peintures qui retracent, entre mythe et histoire, une inondation dévastatrice à Daalkaatlii, plaine herbeuse de Haida Gwaii où s’était établie la lignée des grands-pères de l’artiste. Sur un fond jaune pâle, les aplats s’empilent de haut en bas : une main serre une lance, puis un port s’étend près d’un phare, refuge face aux éléments et aux regards. Le Musée du quai Branly – Jacques Chirac a acquis ce tableau en 2025.

L’accès à l’exposition n’est garanti qu’avec un créneau horaire réservé. Un colloque sur les traditions et les enjeux actuels des peuples autochtones du Nord-Ouest se tient les 30 septembre et 1er octobre, au lendemain de l’ouverture. Les 10 et 11 octobre, Michael Nicoll Yahgulanaas, qui mêle art haïda et manga japonais, dessine en direct sur scène, accompagné par un violoncelliste. Une visite guidée en famille, dès 6 ans, est proposée entre le 11 et le 28 octobre.

Commissariat, scénographie et conception

Commissariat
Steve Bourget (responsable de collections Amériques, musée du quai Branly – Jacques Chirac)assisté de Quentin Ehrmann-Curat (chercheur postdoctoral, musée du quai Branly – Jacques Chirac)
Commissaire associée
Nika Collison (directrice du Haida Gwaii Museum, Canada)
Conseillers scientifiques
Steven Hooper (directeur de la Sainsbury Research Unit, University of East Anglia, Norwich)Marie Mauzé (directrice de recherche émérite, Laboratoire d’anthropologie sociale)Paz Nuñez-Regueiro (responsable de l’unité patrimoniale des collections Amériques, musée du quai Branly – Jacques Chirac)Leandro Varison (directeur adjoint du département de la recherche et de l’enseignement, musée du quai Branly – Jacques Chirac)
Scénographie
Atelier Maciej Fiszer
Conception lumière
Studio 10-30
Camille, Rédactrice culture

L’avis de Camille

Rédactrice culture

Un mât haïda de 6,20 mètres se dresse à l’entrée de l’exposition, sculpté par le chef James Hart. La dernière section réunit, elle, des artistes actuels. Les sections sur la colonisation et ses lois se trouvent donc au milieu du parcours, et non à sa fin. Visite recommandée, d’abord pour un art des Premières Nations montré dans son histoire comme dans son présent.

QUESTIONS FRÉQUENTES

Quand a lieu « Premières Nations » au Musée du quai Branly – Jacques Chirac ?

L’exposition se tient du 29 septembre 2026 au 17 janvier 2027, dans la Galerie Jardin. Le musée ouvre du mardi au dimanche et ferme le lundi, sauf les lundis des vacances scolaires (toutes zones, hors juillet et août).

Où réserver ses billets pour « Premières Nations » au Musée du quai Branly – Jacques Chirac ?

En ligne, Tiqets propose le meilleur prix : 14 € sans frais additionnels pour un billet au Musée du quai Branly – Jacques Chirac, valable dans l’exposition et les collections permanentes. Fnac vend aussi l’entrée, avec un tarif adhérent et une formule avec audioguide. Pensez ensuite à réserver un créneau horaire : lui seul garantit l’entrée dans l’exposition.

Combien de temps dure la visite de « Premières Nations » au Musée du quai Branly – Jacques Chirac ?

Le musée ne publie pas de durée de visite type. Le parcours compte six sections et le billet ouvre aussi les collections permanentes : prévoyez de la marge, car les guichets ferment à 18h et les salles commencent à fermer à 18h45 (horaires décalés le jeudi, jour de nocturne).

Comment se rendre au Musée du quai Branly – Jacques Chirac pour « Premières Nations » ?

Le musée se trouve au 37 quai Branly (75007 Paris). La station la plus proche est Iéna, sur la ligne 9 du métro ; Alma-Marceau (ligne 9), École Militaire (ligne 8), Bir-Hakeim (ligne 6) et la gare Champ de Mars – Tour Eiffel du RER C desservent également le musée, tout comme les bus 42, 63, 69, 72, 80, 82, 87 et 92.

Le Musée du quai Branly – Jacques Chirac est-il accessible aux personnes à mobilité réduite pour « Premières Nations » ?

Oui. Le musée détient la marque Tourisme & Handicap pour les handicaps moteur, mental, auditif et visuel, et l’exposition est signalée accessible aux visiteurs en situation de handicap moteur, visuel, auditif ou mental, avec une offre en langue des signes française. Les personnes sourdes ou malentendantes peuvent joindre l’accueil par l’interface Acceo.

Y a-t-il des nocturnes pour « Premières Nations » au Musée du quai Branly – Jacques Chirac ?

Oui, chaque jeudi : l’exposition reste ouverte jusqu’à 22h. Ce soir-là, les guichets ferment à 21h et les salles commencent à fermer à 21h45.

INFORMATIONS PRATIQUES

Lieu
Musée du quai Branly – Jacques Chirac
37 quai Branly, 75007 Paris
Horaires
  • Mardi, mercredi, vendredi, samedi et dimanche : 10h30 - 19h
  • Jeudi (nocturne) : 10h30 - 22h
  • Fermé le lundi, sauf les lundis des vacances scolaires (toutes zones, hors juillet et août)
  • Fermeture des guichets à 18h (21h le jeudi)
  • Fermé le 25 décembre ; fermeture à 18h les 24 et 31 décembre
Tarifs
Tiqets
Adulte (exposition et collections) : 14 €
Moins de 18 ans (sur place) : Gratuit
18–25 ans, citoyens de l’UE (sur place) : Gratuit
Gratuité sur place également pour les visiteurs en situation de handicap et les détenteurs du Pass Éducation ; autres tarifs réduits disponibles sur place
Fnac
Exposition + musée
15,70 € Plein tarifadulte
12,70 €Famille nombreuse 12,70 €Adhérent Fnac
🎟️ Réserver l’entrée
Avec audioguide
Billet + audioguidedès 15,70 €
Plein tarif · adulte20,70 €
Famille nombreuse15,70 €
Adhérent Fnac15,70 €
Tarifs hors frais de transaction éventuels
Informations
Billet d’entrée valable pour l’exposition et les collections permanentes
Accès gratuit pour tous le premier dimanche de chaque mois (collections permanentes et expositions temporaires)
Conditions
Accès à l’exposition garanti uniquement avec un créneau horaire réservé : après un achat chez Tiqets, réserver son créneau sur le site du musée
Tiqets : annulation possible jusqu’à 23h59 la veille de la visite
Fnac : tarif adhérent réservé aux adhérents Fnac, dans la limite des places disponibles ; adhésion au programme Fnac+ possible lors de la réservation
Valises (bagages cabine compris), sacs à dos volumineux, trottinettes et vélos interdits ; seuls les petits sacs à dos (format A3) portés à l’avant et les sacs à main sont admis
Accès
🚇 Métro
Ligne 9 – station « Iéna »
Ligne 9 – station « Alma-Marceau »
Ligne 8 – station « École Militaire »
Ligne 6 – station « Bir-Hakeim »
🚆 RER
RER C – station « Champ de Mars – Tour Eiffel »
🚌 Bus
Ligne 42 – station « Tour Eiffel »
Lignes 42, 63, 80 et 92 – station « Bosquet-Rapp »
Ligne 82 – station « Varsovie »
Ligne 72 – station « Musée d’Art moderne »
Ligne 72 – station « Alma-Marceau »
Ligne 87 – station « Rapp – La Bourdonnais »
Lignes 69 et 82 – station « Champ de Mars »
🅿️ Parking / Voiture
Parking Quai Branly – station « 25 quai Branly »
Parking George V – station « 10 avenue George-V »
Parking Joffre École Militaire – station « 2 place Joffre »
🚲 Vélo / Vélib’
Station 7023
Station 7022
Station 7024
Station 7021
Station 16007 – station « 4 rue de Longchamp »
Station 8046 – station « Marceau – Président-Wilson »
Station 8045 – station « 3 avenue Montaigne »
🚶 Accès piéton
Accès piéton – station « 37 quai Branly »
⛴️ Batobus / Navette fluviale
Accès bateaux

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