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Monet au Musée de l’Orangerie

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Présentation
Impressionnisme

Monet, peindre le temps

Près de quarante toiles où Monet peint le temps

Monet, peindre le temps – Musée de l’Orangerie

Musée de l’Orangerie

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L’EXPOSITION

« Monet, peindre le temps » est une exposition présentée à Paris, au musée de l’Orangerie, du 30 septembre 2026 au 25 janvier 2027, cent ans après la mort du peintre. Près de quarante peintures y sont réunies, dont des Nymphéas : Monet a peint le bassin de son jardin de Giverny sur plus de 250 toiles, à des heures différentes.

L’exposition aborde aussi les séries des années 1890 et les toiles des débuts impressionnistes, dans les années 1870 ; la Tate Modern, qui l’organise avec l’Orangerie, la présentera ensuite à Londres.

Exposition « Monet, peindre le temps » | Teaser © Musée de l’Orangerie

RÉSERVEZ VOTRE VISITE

Les débuts : horloges, trains et peinture en plein air

La gare, la vitesse et l’instant saisi

Monet présente plusieurs toiles peintes dans la gare Saint-Lazare lors de la troisième exposition des impressionnistes, en 1877. Peinte cette année-là et venue du musée d’Orsay, La Gare Saint-Lazare montre une locomotive dans la fumée, sous la grande verrière. Le peintre travaille alors souvent en plein air et d’une touche rapide, quitte à compléter parfois la composition à l’atelier.

Claude Monet – La Gare Saint-Lazare

Claude Monet, La Gare Saint-Lazare, 1877, huile sur toile, 75 × 105 cm, musée d’Orsay, Paris photo © GrandPalaisRmn (musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski

Au XIXᵉ siècle, les horloges publiques se multiplient, l’heure s’unifie et le chemin de fer relie en quelques heures des régions autrefois à plusieurs jours de voyage. La section « Accélération et modernité » rattache à ces changements la peinture rapide de Monet, qui cherche à saisir l’instant. À la fin des années 1880, le peintre reprend de plus en plus souvent un même sujet à différents moments du jour.

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Dès les années 1870, Monet passe pour le peintre impressionniste par excellence ; il ne prend pourtant part qu’à cinq des expositions du groupe.

Les séries : un même motif, heure après heure

Meules, peupliers et cathédrales de Rouen

Les peupliers que Monet peint sur la rive de l’Epte, près de Giverny, sont mis en vente en 1891 pour être abattus. Le peintre s’entend avec un marchand de bois pour qu’ils restent debout jusqu’à la fin de son travail, mené en partie depuis un bateau aménagé en atelier. La méthode des séries vient des Meules, sa première série : reprendre un même motif sur plusieurs toiles menées de front, au gré de l’heure et de la météo. Peinte en 1891, Meule, effet de neige, soleil arrive de la collection Hasso Plattner, au Museum Barberini de Potsdam.

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toiles de la série des Meules présentées en 1891 à la galerie Durand-Ruel

Monet peint la façade de la cathédrale de Rouen sous des lumières différentes, de février à la mi-avril 1892, puis de nouveau en 1893. Il reprend ensuite chaque toile à l’atelier et consacre près de trois ans à la série. « Tout change, quoique pierre », dit-il. Le commissariat indique qu’un petit disque, au-dessus du portail, figure la grande horloge que portait alors la façade, une horloge dont l’heure reste illisible. Daté de 1894, Le Portail, brouillard matinal provient du Museum Folkwang d’Essen et montre une façade presque effacée par la brume. En 1895, le marchand Paul Durand-Ruel expose une partie de la série. L’homme politique Georges Clemenceau consacre alors à ces toiles un article, « Révolution de Cathédrales », dans le journal La Justice.

Claude Monet – Le Portail, brouillard matinal

Claude Monet, Le Portail, brouillard matinal, 1894, huile sur toile, 101 × 66 cm, Museum Folkwang, Essen © Fine Art Images / Bridgeman Images

Focus sur l’œuvre

Sur cette toile verticale, les trois portails, la rosace et la galerie des rois ne se devinent qu’à peine sous une brume bleue et blanche ; seuls des reflets clairs, légèrement rosés, sur les pointes du relief font émerger la façade. Comme dans le reste de la série, la touche épaisse et serrée donne corps à l’air autant qu’à la pierre. Monet consacre une trentaine de toiles à la cathédrale. La plupart, dont celle-ci, portent sa signature suivie de la date « 94 », inscrite ici en bas à gauche.

Les Nymphéas : une trentaine d’années devant le même bassin

Du pont japonais aux grandes toiles de Giverny

Le parcours se termine par le cycle des Nymphéas, auquel la sélection fait une place particulière. En 1893, Monet achète un terrain au sud de sa maison de Giverny et y fait creuser un bassin. Il fait aussi bâtir, au-dessus de l’eau, un pont inspiré des estampes japonaises qu’il collectionne. Peint en 1899, Le Bassin aux nymphéas, harmonie verte montre ce pont au-dessus d’une eau couverte de fleurs. Le collectionneur Isaac de Camondo a légué la toile à l’État en 1911 ; elle est aujourd’hui conservée au musée d’Orsay. Une vingtaine d’années plus tard, Monet revient au même pont, avec des cadrages plus serrés et une touche bien plus libre. Deux toiles intitulées Le Pont japonais, peintes entre 1918 et 1924, en témoignent : l’une arrive d’une collection particulière, l’autre du musée Marmottan Monet.

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En 1914, Monet se lance dans de très grandes toiles. Pour les peindre, il fait construire à Giverny un vaste atelier, achevé en 1916. Sa vue baisse : les premiers troubles liés à la cataracte apparaissent dès 1908, et il se fait opérer en 1923. L’exposition voit dans ce cycle une peinture de la durée, après celle de l’instant. Clemenceau estimait que l’ensemble de l’Orangerie offrait au public « un spectacle naturel qui progresse entre ombre et lumière, du matin jusqu’au soir ». Peint entre 1914 et 1917, Nymphéas a été confié par le musée Marmottan Monet.

Claude Monet – Nymphéas

Claude Monet, Nymphéas, entre 1914 et 1917, musée Marmottan Monet, Paris photo © musée Marmottan Monet

Londres : le Parlement dans le brouillard

Une série peinte entre la Tamise et Giverny

Monet séjourne à Londres en 1870–1871, réfugié en Angleterre après la déclaration de la guerre ; il y rencontre le marchand Paul Durand-Ruel. Il y revient en 1887, invité par le peintre James McNeill Whistler à exposer à la Royal Society of British Artists, puis lors de trois séjours, entre 1899 et 1901, pour observer le brouillard sur la Tamise. Il en tire près d’une centaine de vues, autour de trois motifs : les ponts de Charing Cross et de Waterloo, et le Parlement de Westminster.

Le Parlement est surtout observé depuis une terrasse de l’hôpital Saint-Thomas, sur l’autre rive du fleuve. Monet achève ensuite la série dans son atelier de Giverny, en reprenant toutes les toiles ensemble. Trente-sept d’entre elles sont exposées chez Durand-Ruel, à Paris, en mai et juin 1904, sous le titre « Vues de la Tamise à Londres ».

Claude Monet – Le Parlement de Londres, effet de brouillard

Claude Monet, Le Parlement de Londres, effet de brouillard, 1903, huile sur toile, 81 × 92 cm, musée d’Art moderne André Malraux – MuMa, Le Havre photo © MuMa Le Havre / Laurent Lachèvre

Focus sur l’œuvre

Les tours du Parlement se découpent en bleu dans un brouillard rose et violet qui confond le ciel et le fleuve ; sur la Tamise, on distingue la voile sombre d’une petite embarcation. Le monument n’est plus qu’une silhouette : Monet peint d’abord la lumière et l’atmosphère, en couches légères de violet et de bleu pourpre. En 1910, le peintre offre la toile à la Ville du Havre, où sa famille s’est installée vers 1845 ; elle entre au musée en 1911, la municipalité lui versant en retour une compensation de 3 000 francs.

POURQUOI VOIR « MONET, PEINDRE LE TEMPS » AU MUSÉE DE L’ORANGERIE ?

Au musée de l’Orangerie, « Monet, peindre le temps » et les huit grandes compositions des Nymphéas, installées en 1927 suivant les plans de Monet, se visitent avec le même billet. Au lendemain de l’armistice de 1918, le peintre propose d’en offrir deux panneaux à l’État ; il meurt en décembre 1926, quelques mois avant l’installation de l’ensemble. En plan, les deux salles ovales qui les accueillent dessinent le signe de l’infini.

Claude Monet – Le Bassin aux nymphéas, harmonie verte

Claude Monet, Le Bassin aux nymphéas, harmonie verte, 1899, huile sur toile, 89,5 × 92,5 cm, musée d’Orsay, Paris © GrandPalaisRmn (musée d’Orsay) / Stéphane Maréchalle

Point de vue critique

Sur ce format presque carré, le ciel n’a aucune place : le feuillage ferme le haut de la toile, l’arche de bois la traverse d’un bord à l’autre, et la surface du bassin, semée de touches roses, occupe presque tout le reste. En 1899, Monet peint une douzaine de vues de ce pont ; la série porte cette fois sur un motif qu’il a lui-même façonné, son jardin d’eau. Le marchand Paul Durand-Ruel achète cette toile au peintre le 21 novembre 1900.

Dans la salle Focus, l’historien de l’art Philippe Piguet, descendant du peintre, montre des lettres et des photographies de sa collection sous le titre « Monet, archives familiales ». Au musée d’Orsay, la présentation « Je passe ma vie à peindre » suit aussi l’œuvre de Monet dans la galerie des impressionnistes, avec un billet distinct. En 2018, le musée de l’Orangerie avait déjà organisé « Nymphéas. L’abstraction américaine et le dernier Monet ».

Commissariat et production

Commissariat
Cécile Girardeau (conservatrice en chef, musée de l’Orangerie, Paris)Sophie Eloy (attachée de collection, musée de l’Orangerie, Paris)
Organisation
musée de l’Orangerie (Paris) et Tate Modern (Londres)
Camille, Rédactrice culture ✨

L’avis de Camille

Rédactrice culture

Le parcours avance en trois temps : la peinture rapide des débuts, les séries, puis le cycle des Nymphéas. Cette dernière partie compte davantage à l’Orangerie, qui garde depuis 1927 les huit grandes compositions pensées par le peintre pour ce lieu. La visite change alors d’échelle. Visite recommandée, d’abord pour un projet qui regarde Monet sous l’angle du temps, dans le musée même de ses Nymphéas.

QUESTIONS FRÉQUENTES

Quand a lieu « Monet, peindre le temps » au Musée de l’Orangerie ?

L’exposition est à voir du 30 septembre 2026 au 25 janvier 2027. Le musée ouvre tous les jours sauf le mardi, de 9h à 18h, et jusqu’à 21h le vendredi ; il ferme aussi le 25 décembre.

Où réserver ses billets pour « Monet, peindre le temps » au Musée de l’Orangerie ?

Le billet au musée de l’Orangerie se réserve en ligne sur Tiqets, à 13,50 € pour un adulte, sans frais additionnels. Il est horodaté : le jour et le créneau d’entrée se choisissent au moment de l’achat.

Combien de temps dure la visite de « Monet, peindre le temps » au Musée de l’Orangerie ?

Le musée n’indique pas de durée pour la visite libre ; la visite guidée de l’exposition, avec un conférencier, dure 1h. Le billet ouvre aussi les deux salles des Nymphéas et les collections permanentes : mieux vaut arriver bien avant le dernier accès, fixé à 17h15 (20h15 le vendredi).

Comment se rendre au Musée de l’Orangerie pour « Monet, peindre le temps » ?

Le musée se trouve dans le jardin des Tuileries, place de la Concorde, côté Seine. En métro, les lignes 1, 8 et 12 desservent la station Concorde ; les bus 42, 45, 72, 73, 84 et 94 s’arrêtent aussi à Concorde. Les stations Vélib’ les plus proches sont Cambon – Rivoli et Alger – Rivoli, et une station de taxis se trouve au 252 rue de Rivoli.

Le Musée de l’Orangerie est-il accessible aux personnes à mobilité réduite pour « Monet, peindre le temps » ?

Oui. Un ascenseur donne accès à l’ensemble des espaces et des services du musée, et des fauteuils roulants, sièges pliants et cannes sont prêtés au vestiaire sur présentation d’une pièce d’identité. Des places de stationnement sont réservées aux personnes en situation de handicap, et un petit sac d’objets sensoriels (casque anti-bruit, lunettes teintées) peut être emprunté gratuitement.

Y a-t-il des nocturnes pour « Monet, peindre le temps » au Musée de l’Orangerie ?

Oui, chaque vendredi jusqu’à 21h pendant toute la durée de l’exposition, avec un tarif réduit à partir de 18h. La dernière entrée a lieu à 20h15 et l’évacuation des salles commence à 20h45.

INFORMATIONS PRATIQUES

Lieu
Musée de l’Orangerie
Jardin des Tuileries, 75001 Paris
Horaires
  • Lundi, mercredi et jeudi : 9h - 18h
  • Vendredi : 9h - 21h
  • Samedi et dimanche : 9h - 18h
  • Dernier accès : 17h15 (20h15 le vendredi)
  • Fermé le mardi et le 25 décembre
Tarifs
Tiqets
Adulte : 13,50 €
Vendredi à partir de 18h : 11,50 €
Moins de 18 ans : Gratuit
Résidents de l’UE de moins de 26 ans : Gratuit
Enseignants du public (France) : Gratuit
Informations
Accès aux collections permanentes et aux expositions temporaires inclus
Conditions
Billet horodaté : jour et créneau d’entrée à choisir à la réservation
Pièce d’identité valide requise pour la gratuité
Contrôle de sécurité obligatoire pour tous
Dépôt obligatoire au vestiaire gratuit : sacs à dos volumineux, valises cabine (56 × 45 × 25 cm maximum), casques de moto, grands parapluies
Billet valable pour une seule entrée, toute sortie est définitive
Entrée gratuite pour tous le premier dimanche de chaque mois, sur réservation obligatoire
Accès
🚇 Métro
Lignes 1, 8 et 12 – station « Concorde »
🚌 Bus
Lignes 42, 45, 72, 73, 84 et 94 – station « Concorde »
🅿️ Parking / Voiture
Stationnements PMR
🚕 Taxi / Dépose-minute
Taxi – station « 252 rue de Rivoli »
🚲 Vélo / Vélib’
Station 1020 – station « Cambon – Rivoli »
Station 1018 – station « Alger – Rivoli »
Station 7009 – station « Assemblée Nationale »
Station 7007 – station « Musée d’Orsay »
Arceaux vélos – station « place de la Concorde »

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