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PENN & FASHION à la MEP

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Présentation
Photographie

PENN & FASHION

Dior, Miyake et six décennies de mode photographiée

Affiche de l’exposition PENN & FASHION

Maison européenne de la photographie

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L’EXPOSITION

« PENN & FASHION » est une exposition monographique de photographie de mode consacrée à Irving Penn, présentée à la Maison européenne de la photographie (MEP), à Paris, du 30 septembre 2026 au 17 janvier 2027. Le parcours retrace sa carrière de 1947 à 2008 et s’appuie sur plus de soixante ans de collaboration entre le photographe américain et le magazine Vogue.

Des premières collections de haute couture aux recherches menées avec Issey Miyake, le vêtement y apparaît comme une matière à composer autant qu’un objet à montrer.

LE REGARD DE PENN : DU GRAPHISME À LA MODE

Du graphisme aux portraits de couture

Irving Penn n’entre pas d’emblée chez Vogue comme photographe. Formé au graphisme auprès d’Alexey Brodovitch, il rejoint le magazine en 1943 pour préparer des maquettes et proposer des couvertures. Alexander Liberman, alors directeur artistique, l’encourage à réaliser lui-même les images qu’il imagine. Sa première couverture pour le magazine paraît cette même année. Ce passage par la mise en page éclaire l’importance de l’équilibre, des lignes et de l’espace dans ses photographies. En 1948, à Cuzco, il loue un studio pour réaliser des portraits hors du registre de la mode. Le projet présenté par la MEP ne raconte donc pas seulement les changements de la mode : il permet aussi de suivre la construction d’un langage visuel.

Irving Penn – Fashion Photograph (Jean Patchett)

Irving Penn, Fashion Photograph (Jean Patchett), New York, 1949, Nicola Erni Collection, Zug © The Irving Penn Foundation

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En 1950, Penn photographie à Paris des collections de haute couture pour Vogue, dans un studio où il emploie un ancien rideau de théâtre comme fond. Lisa Fonssagrives compte parmi les modèles déterminants de cette période, aux côtés de Jean Patchett. La MEP reproduit dans sa présentation Fashion Photograph (Jean Patchett), une image de 1949, qui rappelle que le corps et la pose sont aussi importants que l’habit. Les photographies de Dior et de Balenciaga prennent ainsi place dans une recherche sur les lignes et la présence du modèle, plutôt que dans un simple inventaire de créations.

LES CRÉATEURS ET LEURS MODÈLES : UNE HISTOIRE DE SILHOUETTES

Des couturiers aux collaborations photographiques

La progression chronologique fait apparaître les transformations de la couture sans prétendre raconter toute l’histoire du vêtement. Aux noms de Dior et Balenciaga succèdent Ungaro et Courrèges dans les années 1970, puis Yves Saint Laurent et Karl Lagerfeld dans les années 1980. Les personnalités photographiées changent également : Lisa Fonssagrives et Jean Patchett laissent place, au fil des décennies, à Marisa Berenson et Lauren Hutton. Le sujet de ces images est double. Elles gardent la trace de silhouettes liées à une époque tout en montrant comment Penn construit des images qui possèdent leur rythme propre, indépendamment du calendrier de la mode.

La collaboration avec Issey Miyake apporte une autre forme de dialogue. À partir de 1986, le créateur japonais fait envoyer ses vêtements à New York pour que Penn les photographie. Miyake n’assiste pas aux séances et le photographe ne se rend pas aux défilés du couturier. Le studio du créateur décrit un échange dans lequel Miyake découvre des interprétations inattendues de ses modèles. Plutôt que de considérer la photographie comme la simple reproduction d’une création textile, cette relation fait apparaître deux démarches distinctes, celle du vêtement et celle de l’image. L’exposition consacre une place spécifique à cet ensemble de travaux.

Irving Penn – Balenciaga Roses Dress

Irving Penn, Balenciaga Roses Dress, Paris, 1967, Nicola Erni Collection © Condé Nast

Balenciaga : une silhouette sculpturale

Photographiée à Paris en 1967, Balenciaga Roses Dress fait jouer deux échelles : un ample volume de tissu, semblable à une corolle, enveloppe le visage du modèle, tandis que la robe se prolonge en une ligne verticale étroite. Le fond neutre et le noir et blanc concentrent le regard sur cette opposition. Penn ne se contente pas de présenter une création de Balenciaga : il organise le rapport entre l’architecture du vêtement, la pose et l’espace, jusqu’à faire de la silhouette une composition presque abstraite.

MATIÈRES ET COULEUR : D’AUTRES FAÇONS DE FAIRE IMAGE

De la couture aux recherches chromatiques

Penn ne limite pas la photographie de mode au noir et blanc associé à ses portraits de couture. Au cours des dernières décennies de sa carrière, il photographie aussi en couleur les robes de John Galliano, les créations de Christian Lacroix et les coiffes de plumes de Chanel. Cette évolution ne fait pas disparaître son attention aux silhouettes, aux surfaces et aux volumes. Une photographie comme Yves Saint Laurent Embroidered Cubist Cape with Braque-Inspired Design (1988), reproduite sur le site de la MEP, rappelle qu’un vêtement peut aussi devenir une composition graphique, et pas seulement le signe d’une maison de mode.

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Dans les années 1990 et 2000, les photographies de Penn pour les pages beauté de Vogue prolongent ses recherches du côté du visage, du maquillage et des accessoires. La MEP reproduit également Young Woman with Headdress (2005), exemple de l’intérêt durable de Penn pour ces sujets. À côté des prises de vue, le photographe a mené un travail approfondi sur les tirages, notamment les procédés au platine et au palladium. Ces recherches témoignent de son attention à la matérialité des photographies. La sélection provient principalement des collections de la MEP et de Nicola Erni, avec des prêts accordés par The Irving Penn Foundation ainsi que par The Miyake Issey Foundation. Pascal Hoël assure le commissariat, en collaboration avec Frédérique Dolivet.

Irving Penn – Yves Saint Laurent Embroidered Cubist Cape with Braque-Inspired Design

Irving Penn, Yves Saint Laurent Embroidered Cubist Cape with Braque-Inspired Design, Paris, 1988, Nicola Erni Collection, Zug © Condé Nast

POURQUOI VOIR « PENN & FASHION » ?

Cette exposition permet de comprendre comment une commande pour Vogue peut devenir une photographie qui se suffit à elle-même. En suivant le travail de Penn d’une décennie à l’autre, elle met en relation des créations très différentes sans les réduire aux tendances de leur époque. Les portraits de haute couture et les séries de beauté ouvrent ainsi deux manières complémentaires de regarder les corps, les matières et les détails.

Irving Penn – Young Woman with Headdress

Irving Penn, Young Woman with Headdress, New York, 2005, Collection de The Irving Penn Foundation, New York © The Irving Penn Foundation

La coiffe, un portrait hors normes

Dans Young Woman with Headdress (2005), Penn réduit le portrait à quelques éléments fortement contrastés : un visage presque frontal, les paupières closes, un maquillage sombre et une coiffe textile qui déborde le cadre du visage. L’effet tient moins à l’identification d’un accessoire qu’à la tension entre une pose immobile et une parure difficile à classer. Cette étrangeté, proche du surréalisme, prolonge l’invention visuelle de ses photographies de beauté sans dissoudre la présence singulière du modèle.

Le cas d’Issey Miyake éclaire cet enjeu : le couturier confie ses vêtements à un photographe libre de leur donner sa propre interprétation. La réunion de fonds de la MEP, de la collection Nicola Erni et de prêts de fondations permet d’aborder plusieurs périodes de cette carrière. Entre une cape brodée photographiée en 1988 et les recherches des années 2000 pour les pages beauté de Vogue, la mode apparaît moins comme un catalogue de marques que comme un laboratoire de formes.

Commissariat

Commissariat
Pascal Hoël
Collaboration
Frédérique Dolivet
Camille, Rédactrice culture ✨

L’avis de Camille

Rédactrice culture

La présence des séries de beauté des années 1990 et 2000 est un choix éditorial particulièrement éclairant. En cadrant des visages et des accessoires, Penn poursuit des recherches sur la forme qui ne dépendent plus d’une robe entière. Ce déplacement donne à la sélection un intérêt qui dépasse la succession des couturiers célèbres : elle permet de considérer la photographie de mode comme une pratique d’auteur. Un angle pertinent pour découvrir son travail sans réduire son œuvre au luxe.

QUESTIONS FRÉQUENTES

Quand a lieu l’exposition « PENN & FASHION » à la MEP ?

L’exposition est présentée du 30 septembre 2026 au 17 janvier 2027 à la Maison européenne de la photographie, à Paris.

Où réserver un billet pour « PENN & FASHION » à la MEP ?

La réservation s’effectue sur la billetterie en ligne de la MEP, accessible depuis le bouton ci-dessus. Le billet plein tarif coûte 14 € en ligne et donne accès aux expositions de la MEP.

Combien de temps dure la visite de « PENN & FASHION » à la MEP ?

La visite guidée proposée par la MEP dure 1h30. Il s’agit de la formule guidée, distincte de la visite libre, pour laquelle la page officielle ne précise pas de durée type.

Comment venir à la MEP pour l’exposition « PENN & FASHION » ?

La MEP se trouve au 5/7 rue de Fourcy, 75004 Paris. Le métro ligne 1, Saint-Paul, le métro ligne 7, Pont Marie, et le métro ligne 11, Hôtel de Ville permettent de s’y rendre.

L’exposition « PENN & FASHION » est-elle accessible aux personnes à mobilité réduite ?

Oui. La MEP indique que tous ses espaces sont accessibles aux personnes à mobilité réduite, avec un ascenseur desservant les différents niveaux. L’entrée est gratuite pour les personnes en situation de handicap et leur accompagnateur·ice.

Y a-t-il une nocturne pour « PENN & FASHION » à la MEP ?

Oui, le jeudi jusqu’à 22h. Les mercredis et vendredis, la MEP ferme à 20h, comme le week-end.

INFORMATIONSPRATIQUES

Lieu
Maison européenne de la photographie📍 Entrée principale
5/7 rue de Fourcy, 75004 Paris
Horaires
  • Mercredi et vendredi : 11h - 20h
  • Jeudi : 11h - 22h
  • Le week-end : 10h - 20h
  • Fermé les lundis et mardis, et les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre.
  • Fermeture dès 15h les 24 et 31 décembre.
  • Fermeture de la billetterie sur place 30 minutes avant la fermeture des expositions.
Tarifs
Maison européenne de la photographie
En ligne
tarif plein14 €
tarif réduit9 €
En caisse
tarif plein13 €
tarif réduit8 €
Entrée gratuite pour : Gratuit
moins de 12 ans (inclus)
personnes en situation de handicap et leur accompagnateur·ice
presse
ICOM
Ville de Paris
RSA
ASS
ASPA
Tarif réduit
moins de 25 ans
étudiant·es
enseignant·es
artistes auteur·ices
demandeur·euses d’emploi
Pass Paris Seniors
Informations
Le billet donne accès aux expositions de la MEP.
Conditions
La MEP conseille de réserver en ligne.
La réservation n’est pas obligatoire pour les expositions.
Un justificatif est demandé pour les billets à tarif réduit ou gratuits.
Accès
🚇 Métro
Ligne 1 – station « Saint-Paul »
Ligne 7 – station « Pont Marie »
Ligne 11 – station « Hôtel de Ville »
🚌 Bus
Lignes 69, 79, 96 et Bb – station « Rue de Jouy »
Lignes N11 et N16 – station « Rue de Jouy »
Ligne 96 – station « Rue Vieille-du-Temple – Mairie du 4e »
Lignes 69, 76, 96 et Bb – station « Saint-Paul »
Lignes N11 et N16 – station « Saint-Paul »
🅿️ Parking / Voiture
Parking – station « Parc Baudoyer »
Parking – station « Parc Pont Marie »
Parking – station « Parc Lobau »
Stationnement PMR – station « 2 rue de Jouy »
🚲 Vélo / Vélib’
Station 4009 – station « Village Saint-Paul »

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