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Les collections permanentes à la Cité des sciences

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Présentation
Sciences & Techniques

Expositions permanentes de la Cité des sciences et de l’industrie

Un sous-marin, un avion solaire et des jeux scientifiques

Expositions permanentes – Cité des sciences et de l’industrie

Cité des sciences et de l’industrie

Du mardi au dimanche

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L’EXPOSITION

Les expositions permanentes de la Cité des sciences et de l’industrie se visitent du mardi au dimanche, toute l’année, dans le parc de la Villette à Paris (19e). À côté d’expositions interactives sur l’espace, le climat ou le cerveau, la Cité fait visiter de l’intérieur l’Argonaute, un authentique sous-marin de chasse resté en service de 1958 à 1982.

Le bâtiment abrite aussi le premier prototype de l’avion solaire Solar Impulse et un aquarium consacré aux espèces de Méditerranée.

RÉSERVEZ VOTRE VISITE

Sous-marin et avion solaire : deux machines qui ont servi

Un sous-marin de chasse et un prototype solaire

Avant de rejoindre la Cité des sciences et de l’industrie en 1989, l’Argonaute a fait un long voyage depuis Toulon. Chargé sur une barge remorquée jusqu’au Havre, il a remonté la Seine, puis franchi les sept écluses du canal Saint-Denis. Pour l’installer, il a fallu creuser une fosse, dresser deux grands appareils de levage sur le quai, sortir le sous-marin de l’eau, puis le rouler sur 400 mètres grâce à un chariot de 96 roues. Long de 50 mètres et capable de plonger à 200 mètres, l’Argonaute se visite aujourd’hui avec un audioguide qui raconte le quotidien de ses 40 hommes d’équipage. Parmi les usages racontés figure la « bannette chaude » : les marins se relayaient dans la même couchette.

Solar Impulse HB-SIA – premier prototype d’avion solaire

Solar Impulse HB-SIA, premier prototype d’avion solaire, quatre moteurs électriques, 63,40 m d’envergure © Solar Impulse | Revillard | Rezo.ch

Le premier prototype de l’avion solaire Solar Impulse, exposé au niveau 1, a lui aussi réellement volé. Ses ailes mesurent 63,40 mètres d’un bout à l’autre, autant qu’un avion de ligne, pour un poids de 1 600 kilos seulement. En juillet 2010, il a tenu plus de 26 heures en l’air, nuit comprise, grâce à 11 628 cellules photovoltaïques qui transformaient la lumière du soleil en électricité. Aux commandes, le pilote André Borschberg était seul, dans un cockpit d’environ un mètre cube. Un simulateur de vol permet de s’essayer au pilotage de l’appareil. Son successeur, Solar Impulse 2, a ensuite bouclé le tour du monde en 2016.

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Immatriculé HB-SIA, ce prototype du projet suisse Solar Impulse est né à l’initiative de Bertrand Piccard et d’André Borschberg. Ses cellules, réparties sur les ailes et l’empennage, chargeaient aussi des batteries au lithium qui prenaient le relais la nuit.

Mission spatiale : une expédition racontée en cinq parties

De l’exploration robotique à la base lunaire

Réalisée avec le Centre national d’études spatiales (CNES) et l’Agence spatiale européenne (ESA), « Mission spatiale » découpe une expédition dans l’espace en cinq parties. La première, « Explorer », présente des engins envoyés dans des lieux trop dangereux ou trop lointains pour les humains. La partie « Voyager » propose un spectacle immersif qui retrace, du décollage à l’atterrissage, une mission chargée de forer le sol d’Europe, l’une des lunes de Jupiter. Sous sa surface glacée, Europe abriterait un océan d’eau liquide. « Voyager » aborde aussi les lanceurs, les modes de propulsion et le calcul des trajectoires.

Sous sa surface glacée, Europe abriterait un océan d’eau liquide.

La partie « Transiter » expose une maquette d’Orion, le vaisseau spatial du programme lunaire Artemis. Une réplique montre aussi l’I-HAB, le module d’habitation européen. La partie « Séjourner » présente une base installée sur la Lune et les moyens d’y vivre en autonomie, avec les ressources trouvées sur la Lune et un recyclage poussé. Un jeu multimédia y fait aussi incarner un astronaute qui s’entraîne à passer une journée sur Mars.

Mission spatiale – partie « Transiter »

Partie « Transiter », espace consacré au programme lunaire Artemis © N. Breton / EPPDCSI

Focus sur la partie « Transiter »

La partie « Transiter » réunit deux pièces liées au programme lunaire Artemis, piloté par la NASA avec une contribution majeure de l’Agence spatiale européenne. Une maquette présente Orion, le vaisseau qui a fait le tour de la Lune sans équipage fin 2022, puis avec quatre astronautes en avril 2026, lors de la mission Artemis II. Son module de service européen assure la propulsion. À côté, une réplique à l’échelle 1 de l’I-HAB, dans laquelle on peut entrer, montre la vie quotidienne à bord d’une station spatiale. Ce module, dont Thales Alenia Space fabrique la structure à Turin, devait servir de lieu de vie, de repos et de repas sur Gateway, une station prévue en orbite lunaire. En mars 2026, la NASA a suspendu Gateway sous sa forme actuelle au profit d’une base lunaire ; l’ESA poursuit le développement de l’I-HAB avant de décider de sa réaffectation.

Cerveau et climat : deux expositions où le public se teste

Neurosciences ludiques et scénarios de décarbonation

Le chercheur Stanislas Dehaene, spécialiste du cerveau et professeur au Collège de France, est le commissaire scientifique de « Cerveau, l’expo neuroludique ». Les jeux de l’exposition s’inspirent d’expériences de laboratoire et mettent à l’épreuve l’apprentissage, la vision ou la prise de décision. L’exposition aborde aussi le rôle du cerveau dans les relations avec les autres. Le décor emprunte au surréalisme, le courant artistique du XXe siècle qui puisait dans le rêve.

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« Urgence climatique », réalisée avec le CNRS, se parcourt librement en trois séquences : « Décarbonons ! », « Anticipons ! » et « Agissons ! ». « Décarbonons ! » traite des villes, des transports et de l’alimentation, trois secteurs qui émettent beaucoup de gaz à effet de serre. Des manipulations y reprennent les scénarios de l’Ademe, l’agence publique de la transition écologique. Dans « Agissons ! », chacun peut mesurer son empreinte carbone, c’est-à-dire la quantité de ces gaz liée à son mode de vie. Des citoyens y racontent aussi leur prise de conscience et leur façon d’agir.

Céline Diez – Sculptures de données alimentation

Céline Diez, Sculptures de données alimentation © Adagp, 2023. Céline Diez. Sculptures de données alimentation. Photo : A. Robin / EPPDCSI

POURQUOI VISITER LA CITÉ DES SCIENCES ET DE L’INDUSTRIE ?

Une même visite à la Cité des sciences et de l’industrie fait passer de manipulations sur le cerveau ou le climat à deux machines qui ont navigué ou volé. L’Argonaute se visite sans supplément, sur réservation d’un créneau, mais il ferme en janvier et en septembre. L’accès au sous-marin est interdit aux enfants de moins de 2 ans, et l’espace est non accessible aux poussettes et aux personnes à mobilité réduite.

L’Argonaute – sous-marin de chasse, Cité des sciences

L’Argonaute, en service de 1958 à 1982, sous-marin de chasse à propulsion diesel-électrique, 50 m de long © N. Breton / EPPDCSI

Histoire d’un sous-marin chasseur

Mis en service en 1958, l’Argonaute appartient à la classe Aréthuse, une série de quatre sous-marins chasseurs construits à l’arsenal de Cherbourg pour renouveler la flotte sous-marine française après la Seconde Guerre mondiale. Propulsé par un ensemble diesel-électrique, il était conçu pour traquer d’autres sous-marins. Retiré en 1982, il est le dernier des quatre à quitter le service. Cédé en 1984 à l’association Amerami, il est classé monument historique depuis 2019.

La Cité conseille « Solar Impulse 1 s’expose » dès 6 ans, « Mission spatiale » dès 8 ans, « Cerveau » dès 12 ans et « Urgence climatique » dès 15 ans. Au niveau -2, l’aquarium, en entrée libre, présente dans trois bassins des plantes et des animaux des rivages méditerranéens ; comptez environ un quart d’heure. Une trentaine d’œuvres d’art sont installées dans le bâtiment et à l’extérieur, comme Souvenir du peintre Jacques Monory : seize panneaux d’aluminium peints, disposés sur la paroi cylindrique du Planétarium.

Camille, Rédactrice culture ✨

L’avis de Camille

Rédactrice culture

La dernière partie de « Mission spatiale » donne la parole à un astrophysicien, à un sociologue et à un géopoliticien. Après le spectacle et les répliques de vaisseaux, le parcours passe ainsi de l’aventure aux questions que l’exploration spatiale pose à la société. Cette étape finale donne du recul à toute l’exposition. Les expositions permanentes de la Cité sont une visite recommandée, d’abord pour « Mission spatiale » et son mélange d’aventure et de réflexion sur l’espace.

QUESTIONS FRÉQUENTES

Quels sont les jours et horaires des expositions permanentes de la Cité des sciences et de l’industrie ?

Les expositions permanentes se visitent du mardi au dimanche, toute l’année, de 10h à 18h du mardi au samedi et de 10h à 19h le dimanche. La Cité ferme le lundi, ainsi que le 1er janvier, le 1er mai et le 25 décembre. Le sous-marin Argonaute, lui, ferme du 1er au 31 janvier et du 1er au 30 septembre.

Où réserver ses billets pour la Cité des sciences et de l’industrie ?

Un billet pour la Cité des sciences et de l’industrie coûte 15 € pour un adulte, sans frais additionnels, chez Tiqets comme chez Funbooker ; la Fnac le propose à 16,70 €, hors frais de transaction éventuels. Ces billets ouvrent les expositions permanentes et temporaires, le Planétarium et le sous-marin Argonaute, sur réservation d’un créneau sur place. La Cité des enfants demande un billet séparé.

Combien de temps dure la visite des expositions permanentes de la Cité des sciences et de l’industrie ?

La Cité n’annonce pas de durée de visite : elle dépend des expositions choisies. À titre de repère, l’aquarium du niveau -2 se découvre en un quart d’heure environ, et l’accès à l’Argonaute se fait par créneaux réservés, toutes les 15 minutes.

Comment se rendre à la Cité des sciences et de l’industrie ?

La station de métro la plus proche est Porte de la Villette, sur la ligne 7. Le tramway T3b et les bus 71, 139, 150 et 152 s’arrêtent au même endroit, d’où une rampe mène au bâtiment. En voiture, deux parcs-autos payants se trouvent quai de la Charente et boulevard Macdonald.

La Cité des sciences et de l’industrie est-elle accessible aux personnes à mobilité réduite ?

La Cité est labellisée Tourisme et Handicap pour les quatre familles de handicap. Le sous-marin Argonaute, en revanche, n’est accessible ni aux personnes à mobilité réduite ni aux poussettes. Pour préparer une visite adaptée, le service accessibilité répond au 01 85 53 99 74.

INFORMATIONS PRATIQUES

Lieu
Cité des sciences et de l’industrie
30 avenue Corentin-Cariou, 75019 Paris
Horaires
  • Expositions : du mardi au samedi, 10h - 18h ; le dimanche, 10h - 19h
  • Bâtiment : du mardi au samedi, 9h15 - 18h ; le dimanche, 9h15 - 19h
  • Fermeture : le lundi, ainsi que le 1er janvier, le 1er mai et le 25 décembre
  • Sous-marin Argonaute : en période scolaire, du mardi au vendredi, 10h - 16h (dernier accès 15h) ; le week-end et pendant les vacances scolaires, 10h30 - 16h30 (dernier accès 15h30)
  • Fermeture de l’Argonaute : du 1er au 31 janvier et du 1er au 30 septembre
Tarifs
Tiqets
Adulte : 15 €
Funbooker
Adulte (plus de 26 ans) : 15 €
Réduit (moins de 25 ans, plus de 65 ans, étudiants, famille nombreuse) : 12 €
Enfant de 2 à 5 ans (vendu sur place) : 4 €
Moins de 2 ans : Gratuit
Fnac
Plein tarif : 16,70 €
Jeune 18 à 25 ans : 13,70 €
Enfant 6 à 17 ans : 13,70 €
Enseignant : 13,70 €
Famille nombreuse : 13,70 €
Enfant 2 à 5 ans : 5,70 €
Tarifs hors frais de transaction éventuels
Informations
Expositions permanentes et temporaires, Planétarium et sous-marin Argonaute inclus ; créneaux du Planétarium et de l’Argonaute à réserver sur place, selon disponibilités
Cité des enfants non incluse : billet séparé
Aquarium du niveau -2 en entrée libre
Consigne au niveau 0
Conditions
Valises et sacs de grande contenance interdits ; sacs admis jusqu’à 50 × 30 × 20 cm
Sous-marin Argonaute : interdit aux moins de 2 ans, non accessible aux poussettes et aux personnes à mobilité réduite
Billets Tiqets et Funbooker non remboursables
Accès
🚇 Métro
Ligne 7 – station « Porte de la Villette »
🚊 Tramway
Tramway T3b – station « Porte de la Villette »
🚌 Bus
Lignes 71, 139, 150 et 152 – station « Porte de la Villette »
🅿️ Parking / Voiture
Parc-autos payant – station « quai de la Charente »
Parc-autos payant – station « boulevard Macdonald »
Gare routière Indigo – station « 61 boulevard Macdonald »
🚲 Vélo / Vélib’
Parking vélos et borne de recharge – station « parvis de la Cité »
Borne de réparation et de gonflage – station « parvis nord »
Station Vélib’ 19009 – station « 28 bis avenue Corentin-Cariou »
🚶 Accès piéton
Rampe d’accès depuis les quais et arrêts – station « Porte de la Villette »

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