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Histoires de paysages au Musée Marmottan Monet

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Présentation
Peinture

Histoires de paysages

Onze sections sur le paysage face à l’histoire, depuis 1890

Histoires de paysages – Musée Marmottan Monet

Musée Marmottan Monet

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L’EXPOSITION

« Histoires de paysages. De Monet à Hockney (1890–2026) » est une exposition présentée au musée Marmottan Monet, à Paris, et ouverte du 24 septembre 2026 au 31 janvier 2027. Ses onze sections lient le paysage aux guerres et aux crises, comme l’a fait Monet en offrant à l’État, au lendemain de l’armistice de 1918, deux tableaux de nymphéas pour fêter la victoire.

Organisée avec le musée de Grenoble, l’exposition réunit peintures, photographies, dessins et gravures : des noms connus, comme Pierre Bonnard, Edvard Munch ou Nicolas de Staël, y voisinent avec des artistes d’aujourd’hui.

RÉSERVEZ VOTRE VISITE

NYMPHÉAS ET CHAMPS DE BATAILLE : LE PAYSAGE FACE À LA GUERRE

Du geste de Monet aux terres de Verdun

Le 12 novembre 1918, Monet demande à Georges Clemenceau, alors chef du gouvernement, d’offrir à l’État deux grands panneaux décoratifs qu’il veut signer « du jour de la Victoire ». La première section, « Nymphéas pour l’histoire », part de ce geste. Le peintre imagine d’abord ses « Grandes Décorations » en cercle continu dans une rotonde, à la manière des panoramas de bataille, ces immenses toiles circulaires qui entouraient le public. Le parcours y lit un renversement : à la guerre que le panorama montrait en entier, Monet oppose un jardin d’eau qu’aucun regard ne peut saisir d’un seul coup. L’offre de 1918 a ensuite grandi jusqu’aux Nymphéas du musée de l’Orangerie, aux Tuileries, présentés au public en mai 1927, quelques mois après la mort du peintre. Installés à demeure, ils ne figurent pas dans l’exposition.

Félix Vallotton – Verdun, tableau de guerre interprété (sic), projections colorées noires, bleues et rouges, terrains dévastés, nuées de gaz

Félix Vallotton, Verdun, tableau de guerre interprété (sic), projections colorées noires, bleues et rouges, terrains dévastés, nuées de gaz, peint entre le 10 et le 27 décembre 1917, huile sur toile, 114 × 146 cm, musée de l’Armée, Paris © Paris - Musée de l’Armée, Dist. GrandPalaisRmn / image musée de l’Armée

Le parcours montre aussi la toile que le peintre Félix Vallotton consacre à Verdun et réalise du 10 au 27 décembre 1917. Sans avoir vécu directement la bataille, il y peint des rayons de couleur, des terres dévastées et des nuées de gaz, dans une forme presque abstraite. La section « Paysages en guerre » avance que les guerres modernes sont devenues trop vastes pour tenir dans un tableau de bataille, et que le paysage peut désormais dire la souffrance qu’elles causent. En 2022, l’artiste ukrainien Nikita Kadan, né en 1982 à Kiev, trace au fusain The Shadow on the Ground VIII sur une page de carnet. La toile de Vallotton et ce dessin viennent tous deux du musée de l’Armée.

Le parcours y lit un renversement : à la guerre que le panorama montrait en entier, Monet oppose un jardin d’eau qu’aucun regard ne peut saisir d’un seul coup.

ENQUÊTES PHOTOGRAPHIQUES ET TOILES ABSTRAITES : LE PAYSAGE CHANGE DE RÔLE

Photographier une nation, abstraire la nature

La section « Pays, paysage » rapproche deux campagnes photographiques d’État, l’une américaine, l’autre française : deux façons de penser le lien entre une nation et ses paysages. Aux États-Unis, la Farm Security Administration (FSA), agence créée sous Roosevelt face à la Grande Dépression, fait photographier de 1935 à 1942 la vie des Américains ruraux. Le photographe Walker Evans saisit ainsi, en juin 1935, les logements et les champs du projet Arthurdale, en Virginie-Occidentale. En France, la Mission photographique de la Délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale (DATAR), menée de 1984 à 1989, choisit une autre voie. Ses photographes y reçoivent carte blanche pour réinventer le regard porté sur le paysage.

1935–1942

Années de la campagne photographique de la Farm Security Administration, agence fédérale créée sous Roosevelt

Dans « Abstraire la nature », le parcours présente des peintres pour qui le paysage est une énergie plus qu’un motif à copier. Nicolas de Staël y figure avec Sicile, une toile de 1954 conservée au musée de Grenoble et faite de grandes surfaces de vert, de jaune et de violet. Pierre Wat, commissaire de l’exposition, a été invité en 2023–2024 comme commissaire scientifique de la rétrospective que le Musée d’Art Moderne de Paris a consacrée au peintre. Avec « Paysages intérieurs », le rêve devient à son tour un paysage, d’Edvard Munch au peintre surréaliste Yves Tanguy, dont Nid d’amphioxus (1936) vient lui aussi des collections grenobloises.

Walker Evans – Homes and land cultivation. Arthurdale project. Reedsville, West Virginia

Walker Evans, Homes and land cultivation. Arthurdale project. Reedsville, West Virginia (Logements et exploitation agricole. Projet Arthurdale. Reedsville, Virginie-Occidentale), juin 1935, photographie, 20,3 × 25,4 cm, The New York Public Library Digital Collections, collection de photographies, section d’art, d’estampes et de photographies Miriam et Ira D. Wallach, New York CC0 New York Public Library © Walker Evans Archive, The Metropolitan Museum of Art

Focus sur l’œuvre

Evans cadre de biais une maison neuve, au rez-de-chaussée maçonné et à l’étage en planches à clin ; plus loin, une seconde maison blanche borde un champ labouré. Il prend cette vue en juin 1935, engagé par le département américain de l’Intérieur pour photographier Arthurdale, près de Reedsville, une communauté bâtie par l’État pour des mineurs de charbon au chômage. Lancé le 1er octobre 1933 pour des familles privées de travail par la fermeture des mines voisines, le village attribue à chacune un lot d’environ trois acres, un peu plus d’un hectare, avec maison, grange-poulailler et cave à légumes : d’où le titre, Logements et exploitation agricole. Première des cent communautés de ce type construites par le gouvernement fédéral pendant la Grande Dépression, Arthurdale doit beaucoup au soutien d’Eleanor Roosevelt. Cette mission temporaire ouvre à Evans un poste à plein temps à la Resettlement Administration, future Farm Security Administration.

MÉMOIRE ET CLIMAT : CE QUE MONTRENT LES PAYSAGES D’AUJOURD’HUI

Sobibór, Anthropocène et bassin de Monet

La photographe Johanna Quillet saisit en 2019 une forêt de jeunes arbres à Sobibór, en Pologne, où les nazis avaient installé un camp d’extermination. Elle intitule l’image Camp(S) indicible, introduction au silence. La section « Après l’histoire, le paysage », qui la présente, est consacrée au paysage qui recouvre les lieux de guerre et de catastrophe. Dans cette photographie, le commissaire voit une nature indifférente aux morts qu’elle enfouit.

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Au moins 167 000 personnes sont assassinées à Sobibór d’avril 1942 à la mi-octobre 1943. Après la révolte des détenus juifs du 14 octobre 1943, le camp est démantelé ; sa zone de mise à mort est labourée puis plantée de pins.

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Le chimiste et météorologue Paul Crutzen a popularisé dans les années 2000 le mot « Anthropocène », proposé pour nommer une nouvelle époque géologique marquée par l’influence humaine. Ce mot donne son titre à la section « Paysages de l’Anthropocène », où figure Antarctica #1337, une toile carrée de 60 centimètres de côté peinte en 2015 par Vicky Colombet. La dernière section, « Paradis perdus ? », revient au bassin de Monet avec le peintre américain Alex Katz, auteur d’une série consacrée aux Nymphéas. L’exposition lit dans cette série l’aveu que ce qui a été peint ne peut pas être refait. Reflections (2007), une huile sur lin de Katz haute de plus de 2,40 mètres, montre un grand feuillage sombre qui se reflète dans une eau bleue.

Johanna Quillet – Camp(S) indicible, introduction au silence

Johanna Quillet, Camp(S) indicible, introduction au silence, 2019, tirage Hahnemühle photoRag mat contrecollé sur dibond, 80 × 120 cm, collection de l’artiste © Johanna Quillet © Adagp, Paris, 2026

GRAVER LA GUERRE : UNE FORÊT LORRAINE SUR UNE DOUILLE D’OBUS

Une eau-forte de 1916 gravée dans une munition

André Mantelet-Martel grave Le Bois le Prêtre en 1916, à Pont-à-Mousson, sur une douille d’obus de 75 aplanie et martelée. Un fragment de munition tient ainsi lieu de plaque de gravure ; l’estampe qui en sort, une eau-forte, est imprimée sur papier vergé.

10 à 15 m

Écart entre les lignes française et allemande dans la guerre de position du Bois-le-Prêtre

Le bois qui donne son titre à la planche couvre une ligne de crêtes au nord-ouest de Pont-à-Mousson, en Meurthe-et-Moselle. De septembre 1914 à l’été 1915, armées française et allemande s’y disputent le terrain, puis s’y enterrent face à face : galeries creusées sous les positions adverses et bourrées d’explosifs, gaz asphyxiants, jets de pétrole enflammé. Classé le 27 octobre 2008 pour son intérêt historique, le champ de bataille s’étend sur 1 300 hectares et quatre communes ; il conserve tranchées, barbelés et croix blanches du cimetière du Pétant.

André Mantelet-Martel – Le Bois le Prêtre

André Mantelet-Martel, Le Bois le Prêtre, Pont-à-Mousson, 1916, eau-forte sur papier vergé gravée sur un fragment de douille d’obus de 75, 41,9 × 31,5 cm (dimensions de la feuille), musée de l’Armée, Paris © Paris - Musée de l’Armée, Dist. GrandPalaisRmn / Émilie Cambier

Focus sur l’œuvre

Quatre arbres décharnés, aux cimes brisées, se dressent au premier plan sur un sol jonché de bois mort ; derrière eux, une rangée de troncs grêles barre l’horizon. En bas à gauche, une inscription gravée dans la planche indique le support, le lieu et l’année, suivis des initiales de l’artiste. Sous l’image, Mantelet-Martel a noté au crayon le titre, la date et sa signature à droite, et le numéro de tirage à gauche : 81 sur 100.

POURQUOI VOIR « HISTOIRES DE PAYSAGES » AU MUSÉE MARMOTTAN MONET ?

Dans cette exposition du musée Marmottan Monet, des peintres et des photographes se servent d’un bassin fleuri, d’une forêt ou d’un champ pour évoquer une guerre ou une crise. Le centenaire de la mort de Monet, disparu à Giverny le 5 décembre 1926, tombe pendant « Histoires de paysages. De Monet à Hockney (1890–2026) ». Les collections permanentes, accessibles avec le même billet, comptent plus de cent peintures de Monet léguées en 1966 par son fils Michel, ainsi qu’Impression, soleil levant.

Alex Katz – Reflections

Alex Katz, Reflections (Réflexions), 2007, huile sur lin, 243,8 × 182,9 cm, Courtesy Galerie Thaddaeus Ropac, Londres – Paris – Salzbourg – Milan – Séoul © Alex Katz / ARS, New York 2026. Photo : Paul Takeuchi © Adagp, Paris 2026

Point de vue critique

Peinte en 2007, Reflections précède de deux ans la série Homage to Monet, qu’Alex Katz entreprend en 2009 devant l’étang voisin de son atelier d’été, à Lincolnville, dans le Maine. Le tableau en pose déjà les éléments : un arbre de la rive, renversé par le miroir de l’eau, et des taches dorées semées à la surface. La série naîtra d’un défi que Katz s’est longtemps refusé : peindre, après Monet, les nénuphars qu’il observait depuis des décennies.

Au niveau -1, la salle où le musée Marmottan Monet expose ses propres Nymphéas prolonge le parcours : des textes explicatifs enrichis, conçus pour l’exposition, y accompagnent une sélection d’œuvres de Monet. Plusieurs sections abordent des sujets lourds, comme la Grande Guerre ou le camp de Sobibór : un point à considérer en famille. Aux mêmes dates, « Monet / Soriano : cartographie du mont Kolsås » présente un grand dessin mural de l’Américain Peter Soriano, consacré au voyage d’hiver de Monet en Norvège, en 1895.

Commissariat, scénographie et production

Commissariat
Pierre Wat (professeur d’histoire de l’art, université Paris I Panthéon-Sorbonne)
Scénographie
Martin Michel
Production
Musée Marmottan Moneten collaboration avec le musée de Grenoble
Camille, Rédactrice culture ✨

L’avis de Camille

Rédactrice culture

Une gravure de 1916 montre un bois de Lorraine où les armées se sont affrontées. Le métal gravé venait d’une douille d’obus. Ce métal rend concret le sujet de l’exposition : le lien entre histoire et paysage. La sélection suit ce lien sur plus d’un siècle, bien au-delà des champs de bataille de la Grande Guerre. Une exposition à voir pour ses paysages peints ou photographiés qui témoignent de leur époque.

QUESTIONS FRÉQUENTES

Quand a lieu « Histoires de paysages » au Musée Marmottan Monet ?

L’exposition se tient du 24 septembre 2026 au 31 janvier 2027. Le musée ouvre du mardi au dimanche de 10h à 18h, avec une nocturne le jeudi jusqu’à 21h, et ferme le lundi ainsi que le 25 décembre et le 1er janvier. Après Paris, l’exposition sera présentée au musée de Grenoble du 5 mars au 4 juillet 2027.

Où réserver ses billets pour « Histoires de paysages » au Musée Marmottan Monet ?

Un billet au Musée Marmottan Monet se réserve en ligne sur Tiqets, au meilleur tarif adulte relevé (14,19 €, accès coupe-file sur créneau horaire), ou sur Fnac, qui propose aussi un tarif adhérent. La réservation n’est pas obligatoire : le musée vend aussi des billets sur place, valables le jour de l’achat. Les prix indiqués s’entendent hors frais de transaction éventuels.

Combien de temps dure la visite de « Histoires de paysages » au Musée Marmottan Monet ?

Le musée ne fixe pas de durée : le temps de visite est libre, même avec un billet réservé sur un créneau horaire. Il faut seulement arriver avant la dernière entrée, à 17h (20h le jeudi) ; les salles ferment quinze minutes avant le musée. Le billet donne aussi accès aux collections permanentes et à la salle des Nymphéas du niveau -1, où se poursuit le parcours.

Comment se rendre au Musée Marmottan Monet pour « Histoires de paysages » ?

Le musée se trouve 2 rue Louis-Boilly, dans le 16e arrondissement. En métro, prendre la ligne 9 jusqu’à La Muette ou Ranelagh ; en RER, la ligne C jusqu’à Boulainvilliers. Les bus 22, 32, 52, 63, 70 et PC desservent le quartier. Le parking Vinci Park Passy se situe 78 rue de Passy, et la station Vélib’ 16021 « François Ponsard - La Muette » est proche.

Le Musée Marmottan Monet est-il accessible aux personnes à mobilité réduite pour « Histoires de paysages » ?

Oui, l’exposition temporaire est accessible, tout comme le rez-de-chaussée et la salle Monet. Les salles permanentes du premier étage se rejoignent par un ascenseur utilisable en station debout. Des fauteuils roulants sont prêtés à l’accueil, et des places GIC-GIG ainsi que des emplacements pour minibus équipés PMR sont aménagés devant le musée. Les poussettes sont admises.

Y a-t-il des nocturnes pour « Histoires de paysages » au Musée Marmottan Monet ?

Oui, le musée reste ouvert le jeudi jusqu’à 21h, avec une dernière entrée à 20h. Ces soirs-là, la billetterie sur place vend des billets jusqu’à 20h.

INFORMATIONS PRATIQUES

Lieu
Musée Marmottan Monet
2 rue Louis-Boilly, 75016 Paris
Horaires
  • Du mardi au dimanche : 10h - 18h (dernière entrée à 17h)
  • Nocturne le jeudi jusqu’à 21h (dernière entrée à 20h)
  • Fermeture des salles 15 minutes avant la fermeture du musée
  • Fermé le lundi, le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier
Tarifs
Tiqets
Adulte (plus de 26 ans) : 14,19 €
Jeune (7–25 ans) : 9,79 €
Enfant (moins de 7 ans) : Gratuit
Visiteur en situation de handicap : Gratuit
Fnac
Plein tarif : 16 €
Jeune (7–18 ans) : 11 €
Étudiant (moins de 26 ans) : 11 €
Carte Amis du Louvre : 11 €
Adhérent Fnac : 12 € Adhérent
Tarifs hors frais de transaction éventuels
Informations
Billet valable pour l’exposition et les collections permanentes, salle Monet comprise
Réservation non obligatoire : billets aussi en vente au musée, valables le jour de l’achat
Billets Tiqets : accès coupe-file sur créneau horaire, à présenter sur smartphone
Audioguide en français et en anglais : 4 €, en supplément
Conditions
Justificatif exigé pour les tarifs réduits et la gratuité
Tarif jeune Tiqets également valable pour les étudiants de moins de 25 ans, les demandeurs d’emploi et les bénéficiaires du RSA
Tarif adhérent Fnac dans la limite des places disponibles ; adhésion au programme Fnac+ possible lors de la réservation
Billets Tiqets annulables et reprogrammables jusqu’à 23h59 la veille de la visite
Accès
🚇 Métro
Ligne 9 – station « La Muette »
Ligne 9 – station « Ranelagh »
🚆 RER
RER C – station « Boulainvilliers »
🚌 Bus
Ligne 22 – station « La Muette – Boulainvilliers »
Ligne 32 – station « Louis-Boilly »
Ligne 32 – station « Ingres »
Ligne 52 – station « La Muette – Boulainvilliers »
Ligne 63 – station « Porte de la Muette »
Ligne 70 – station « Louis-Boilly »
Ligne 70 – station « Ingres »
Ligne PC
🅿️ Parking / Voiture
Vinci Park Passy – station « 78 rue de Passy »
🚲 Vélo / Vélib’
Station 16021 – station « François Ponsard - La Muette »

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