Calder. Rêver en équilibre à la Fondation Louis Vuitton
Calder.
Rêver en équilibre

Fondation Louis Vuitton
L'EXPOSITION
« Calder. Rêver en équilibre » se déploie du 15 avril au 16 août 2026 à la Fondation Louis Vuitton. Cette rétrospective réunit près de 300 œuvres d'Alexander Calder – mobiles, stabiles, portraits en fil de fer, peintures, dessins et bijoux – sur plus de 3 000 m².
Le parcours chronologique retrace un demi-siècle de création, des premières figures en fil de fer du Montparnasse des années 1920 aux sculptures monumentales des années 1970.Exposition « Calder. Rêver en équilibre » | Teaser © Fondation Louis Vuitton
RÉSERVEZ VOTRE VISITE
LE CIRQUE REVIENT À PARIS
Des figures de fil de fer aux représentations de MontparnasseDevant une audience qui grandit soir après soir, Calder manipule acrobates, clowns et cavaliers miniatures. C'est le Cirque Calder, de retour à Paris grâce au prêt exceptionnel du Whitney Museum of American Art – une première depuis quinze ans. Créé entre 1926 et 1931, cet ensemble rassemble plus de soixante-dix figures, près de cent accessoires et une trentaine d'instruments de musique, le tout tenant dans cinq valises.
« Calder. Rêver en équilibre » à la Fondation Louis Vuitton ouvre son parcours par les années parisiennes de l'artiste. Fils d'une peintre et d'un sculpteur, petit-fils de sculpteur, Calder arrive à Paris en 1926 après ses études à l'Art Students League de New York.
À Montparnasse, il façonne des portraits en fil de fer d'une économie saisissante – parmi lesquels Atztec Josephine Baker (1930), silhouette de 134 cm qui capture la danseuse en quelques boucles de métal.
Alexander Calder (1898–1976), Atztec Josephine Baker, 1930, fil de fer, 134,6 x 25,4 x 22,9 cm. Calder Foundation, New York © 2026 Calder Foundation, New York / ADAGP, Paris. Photo courtesy of Calder Foundation, New York / Art Resource, New York
Fernand Léger, Le Corbusier, Jean Arp, Joan Miró et Piet Mondrian comptent parmi les spectateurs du Cirque.
figures miniatures en fil de fer, bois, liège et tissu composent le Cirque Calder
Conçue sous le commissariat général de Suzanne Pagé, directrice artistique de la Fondation Louis Vuitton, avec Dieter Buchhart et Anna Karina Hofbauer comme commissaires invités, l'exposition bénéficie de prêts d'institutions internationales et de collections privées de premier plan.
Recevez en avant-première l'actualité sur les nouvelles expositions
DES MOBILES AUX STABILES
De l'atelier de Mondrian aux baptêmes de Duchamp et ArpEn 1930, Calder pousse la porte de l'atelier de Mondrian. L'environnement spatial et coloré du lieu oriente son travail vers l'abstraction, d'abord en peinture, puis en sculpture. Deux ans plus tard, Marcel Duchamp propose le mot « mobiles » pour les compositions abstraites et cinétiques exposées à la Galerie Vignon à Paris ; Jean Arp répond par « stabiles » pour désigner les pièces statiques.
D'abord entraînés mécaniquement, les mobiles sont ensuite mus par les courants d'air – ils empruntent, comme l'écrit Jean-Paul Sartre en 1946, « leur vie à la vie vague » de l'atmosphère.
Alexander Calder (1898–1976), Black Widow, 1948, feuille de métal, fil de fer et peinture, 325,1 x 251,5 cm. Instituto de Arquitetos do Brasil – Departamento de São Paulo. On deposit from the Artist, 1948 © 2026 Calder Foundation, New York / ADAGP, Paris. Photo courtesy of Calder Foundation, New York / Art Resource, New York. Photograph by Tim Nighswander / IMAGING4ART
Focus sur l'œuvre
Black Widow est l'un des plus grands et des plus complexes mobiles réalisés par Alexander Calder. Cette sculpture suspendue monumentale de plus de trois mètres déploie une cascade de formes organiques en tôle noire, percées de trous, dont la taille décroît progressivement vers le sol. L'œuvre trace une ligne dans l'espace. Offerte en 1948 à l'Instituto de Arquitetos do Brasil à São Paulo, elle demeura accrochée dans le hall du bâtiment pendant des décennies. Véritable pièce architecturale, la sculpture dialogue avec l'espace environnant et en devient partie intégrante. Activée par le moindre courant d'air, Black Widow incarne la vision caldérienne de la sculpture comme performance : ses éléments tournent dans un mouvement lent et majestueux, projetant des ombres changeantes qui forment une seconde œuvre en perpétuelle transformation.
Dans les galeries de la Fondation Louis Vuitton, Lily of Force (1945), assemblage de feuille de métal, fil, tige et peinture de 270 cm de haut, côtoie Black Widow (1948), mobile monumental de 325 cm prêté par l'Instituto de Arquitetos do Brasil à São Paulo.
Alexander Calder (1898–1976), Lily of Force, 1945, feuille de métal, fil, tige et peinture, 270 x 250 x 160 cm. Fondation Louis Vuitton, Paris © 2026 Calder Foundation, New York / ADAGP, Paris. Photo courtesy of Primae / Louis Bourjac
Calder repart aux États-Unis en 1933, mais participe en 1937 au Pavillon de la République espagnole avec sa Fontaine de Mercure, installée aux côtés du Guernica de Picasso – seul artiste non hispanique invité.
Dès 1953, il installe un atelier à Saché, dans la vallée de la Loire. Lauréat du Grand Prix de sculpture à la Biennale de Venise en 1952, il déploie jusqu'à sa mort en 1976 un vocabulaire allant de fins assemblages animés au moindre souffle à des constructions monumentales de plusieurs mètres.
CONSTELLATIONS, BIJOUX ET AVANT-GARDES
Photographies d'atelier, formes de guerre et sculptures portablesTrente-cinq clichés signés Henri Cartier-Bresson, André Kertész, Gordon Parks, Man Ray, Irving Penn et Agnès Varda saisissent Calder entre l'atelier et la scène. Parks l'a photographié en 1952 dans son studio de Roxbury, au Connecticut, pour le magazine Life – la même année que son Grand Prix à Venise.
clichés de Cartier-Bresson, Kertész, Parks, Man Ray, Penn et Varda
L'exposition « Calder. Rêver en équilibre » programme deux focus. Le premier rassemble la série des Constellations, née pendant la guerre quand la pénurie de métal pousse Calder vers le bois : des formes biomorphiques sculptées à la main, reliées par des tiges d'acier rigides, composent des assemblages entre sol et mur. Le second réunit des bijoux conçus comme des sculptures portables, bracelets et colliers dont les volumes épousent le mouvement du corps.
Alexander Calder (1898–1976), La Grande vitesse (1:5 intermediate maquette), 1969, feuille de métal, tige, fil de fer, bois et peinture, 259,1 x 342,9 x 236,2 cm. Calder Foundation, New York © 2026 Calder Foundation, New York / ADAGP, Paris. Photo courtesy of Calder Foundation, New York / Art Resource, New York
Focus sur l'œuvre
Cette maquette à l'échelle 1:5 est l'étude intermédiaire pour le stabile monumental La Grande vitesse, installé en 1969 sur la place civique de Grand Rapids, Michigan. Première œuvre d'art public entièrement financée par le National Endowment for the Arts aux États-Unis, elle affirme la dimension architecturale de l'art de Calder. Le titre, jeu de mots en français sur le nom de la ville, fut choisi par l'artiste lui-même. La version monumentale, haute de treize mètres, fut fabriquée à la fonderie Biémont à Tours, en France. La maquette présentée à la Fondation Louis Vuitton, conservée par la Calder Foundation, témoigne du processus de création et du passage à l'échelle architecturale dans les années 1960–1970.
Des travaux de Jean Arp, Barbara Hepworth, Jean Hélion, Piet Mondrian, Paul Klee et Pablo Picasso accompagnent le parcours et situent Calder au sein des avant-gardes. Un billet à la Fondation Louis Vuitton donne accès à la totalité des espaces, y compris la pelouse attenante, ouverte pour la première fois à un artiste. Sur les terrasses et dans le jardin se dressent des stabiles monumentaux, ces formes non objectives que Calder concevait pour coexister avec la nature.
POURQUOI ALLER VOIR L'EXPO "CALDER. RÊVER EN ÉQUILIBRE" ?
On découvre un Calder complet : du fil de fer parisien des portraits aux grands stabiles colorés du jardin, en passant par des bijoux pensés comme des sculptures à part entière. L'année 2026 marque le centenaire de son arrivée en France et les cinquante ans de sa disparition – double anniversaire que cette rétrospective célèbre avec la Calder Foundation et le Whitney Museum of American Art.
Alexander Calder (1898–1976), Bougainvillier, 1947, feuille de métal, fil de fer, tige, plomb et peinture, 198,1 x 208,3 x 137,3 cm. Shirley Family Calder Collection, Promised Gift to the Seattle Art Museum © 2026 Calder Foundation, New York / ADAGP, Paris. Photo courtesy of Calder Foundation, New York / Art Resource, New York
Point de vue critique
Dans les volumes de Frank Gehry, inaugurés en 2014 avec leurs douze voiles de verre, les mobiles flottent à hauteur des verrières. Le parcours mène du Cirque aux Constellations, de l'intérieur à la pelouse. Atztec Josephine Baker, 134 cm de fil de fer : le portrait d'une époque en quelques boucles de métal.
La rétrospective s'organise en séquences chronologiques ponctuées de focus sur les Constellations et les bijoux. En extérieur, les stabiles monumentaux se mesurent aux voiles de Gehry en plein air. Parmi les pièces majeures, Lily of Force (1945), mobile de tôle et de fil de 270 cm appartenant à la collection de la Fondation.
✨L'avis de Camille
Rédactrice culture
Partagez votre visite sur Instagram
Immortalisez votre expérience et inspirez votre communauté en partageant vos plus belles photos
QUESTIONS FRÉQUENTES
Quand a lieu « Calder. Rêver en équilibre » à la Fondation Louis Vuitton ?
L'exposition se tient du 15 avril au 16 août 2026 à la Fondation Louis Vuitton, 8 avenue du Mahatma Gandhi, 75116 Paris. La Fondation est ouverte tous les jours sauf le mardi. Horaires : lundi, mercredi et jeudi de 11h - 20h, vendredi de 11h - 21h, samedi et dimanche de 10h - 20h. Pendant les vacances scolaires (zone C), ouverture tous les jours de 10h - 20h (jusqu'à 21h le vendredi).
Où réserver ses billets pour « Calder. Rêver en équilibre » à la Fondation Louis Vuitton ?
Les billets pour l'exposition « Calder. Rêver en équilibre » sont disponibles en ligne sur Tiqets (billet Premium à 22 €, sans frais additionnels, incluant coupe-file, audioguide et navette) et sur la Fnac (plein tarif à 19,20 € + 0,99 € de frais de service). Le billet Premium Famille est proposé à 46 € sur Tiqets et le billet Famille à 37,70 € sur la Fnac. La réservation en ligne est recommandée pour garantir l'accès, en particulier le week-end et pendant les vacances scolaires.
Combien de temps dure la visite de « Calder. Rêver en équilibre » à la Fondation Louis Vuitton ?
Comptez environ 2h à 2h30 pour parcourir l'ensemble de la rétrospective. Le parcours couvre plus de 3 000 m² et présente près de 300 œuvres réparties dans toutes les galeries de la Fondation ainsi que sur la pelouse extérieure. Prévoyez du temps supplémentaire pour profiter de l'architecture de Frank Gehry et de la terrasse panoramique.
Comment se rendre à la Fondation Louis Vuitton pour « Calder. Rêver en équilibre » ?
La Fondation Louis Vuitton se situe au 8 avenue du Mahatma Gandhi, dans le Bois de Boulogne (75116 Paris). En métro, empruntez la ligne 1, station Les Sablons (sortie Fondation Louis Vuitton), puis environ 10 minutes de marche. Une navette électrique relie la place Charles-de-Gaulle – Étoile (sortie n°2, 44 avenue de Friedland) à la Fondation toutes les 20 minutes (2 € l'aller-retour). En bus, la ligne 244 dessert l'arrêt « Fondation Louis Vuitton » le week-end et les jours fériés. Une station Vélib' se trouve à proximité immédiate de l'entrée.
Y a-t-il des nocturnes pour « Calder. Rêver en équilibre » à la Fondation Louis Vuitton ?
Oui, la Fondation Louis Vuitton propose des nocturnes le vendredi avec une fermeture à 21h. Le premier vendredi de chaque mois, une nocturne exceptionnelle prolonge l'ouverture jusqu'à 23h. Ces créneaux en soirée offrent une atmosphère privilégiée pour admirer les mobiles de Calder dans une lumière différente.
INFORMATIONS PRATIQUES
Lieu
Horaires
- Hors vacances scolaires
- Lundi, mercredi et jeudi : 11h - 20h
- Vendredi : 11h - 21h
- Nocturne le 1er vendredi du mois jusqu'à 23h
- Samedi et dimanche : 10h - 20h
- Fermeture le mardi
- Vacances scolaires (zone C)
- Tous les jours : 10h - 20h (jusqu'à 21h le vendredi)
